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vendredi 6 août 2021

Maserati 3500 GT Spyder Frua - 1959











La Maserati 3500 GT est une automobile de grand tourisme produite par le constructeur Maserati de 1957 à 1964. Elle est le fruit d'une étude de l'ingénieur Giulio Alfieri et construite pour concurrencer les 250 GT de Ferrari. C'est la première Maserati issue d'une construction en série et d'une production industrielle du constructeur italien. Fascinante par son style que beaucoup considèrent comme une véritable réussite, dont « l'homogénéité confère son charme unique à la voiture », la 3500 GT est le premier grand succès commercial de la firme italienne ....





A sa sortie en 1958, la Maserati 3500 GT séduit d'ailleurs le prince Rainier III de Monaco, quelques chanteurs célèbres ou encore les acteurs de cinéma tels que Tony Curtis, Stewart Granger, Rock Hudson ou Anthony Quinn. Le designer en chef de Maserati Giulio Alfieri avait en fait sous-traité à plusieurs carrossiers italiens la conception de la 3500 GT en se réservant la possibilité de choisir la version finale. Lors du lancement à Genève en 1957, une version Allemano et une Touring Coupé sont présentées. Le design de Touring est finalement choisi et la production commence plus tard dans l'année ....





Le pari, assez risqué, de Maserati porte ses fruits puisque la 3500 GT devient rapidement un grand succès commercial qui incite la firme à lancer l’étude d’un modèle Maserati 3500 GT Spyder sur un châssis 3500 GT raccourci. Une nouvelle fois divers carrossiers tentent d’emporter le marché comme Vignale, Touring, Bertone, Allemano, Boneschi ou Frua. La conception finale est assez similaire à celle du coupé ce qui rend le « Spyder » facilement reconnaissable en tant que 3500 GT. La production en série a commencé en 1960 ....





La conception de la Maserati 3500 GT Spyder selon la technique Superleggera chère au constructeur de Modène dont la devise « le poids est un ennemi, et la résistance de l’air un obstacle » résume la philosophie de cette nouvelle Maserati. Tout aussi beau que le coupé, la 3500 GT Spyder remporte de nombreux prix dont celui du prestigieux Concours d'élégance Amelia Island. Les spécialistes et amateurs de sportives s'accordent à dire que le dessin est une véritable réussite. « Remarquable » par son profil équilibré, « agressive » par sa grille de calandre généralement associée à une gueule de requin, ornée de l'imposant trident, emblème de Maserati, « évocatrices de puissance » par ses jantes de 16 pouces ....





La Maserati 3500 GT bénéficie au fil des années de quelques améliorations mécaniques, comme les freins à disques en série à l'avant en 1960, un pont autobloquant et une boîte de vitesses à cinq rapports en 1961. La voiture devient GTI en 1962 avec l'adoption de l'injection indirecte Lucas. La première évolution est présentée au salon de Genève de 1962 sous l’appellation de coupé « S ». Cette 2 + 2, dont la silhouette sportive et trapue a été dessinée par Vignale, deviendra ensuite la Sebring. Construite sur l’empattement du cabriolet, donc plus courte que la 3500 GT, la voiture verra sa cylindrée passer à 3,7 litres, puis à 4 litres ....





L'habitacle intérieur de la Maserati 3500 GT Spyder est vraiment très luxueux et plutôt cossu, remarquable par l'excellence de sa finition. La position de conduite est agréable et les sièges en cuir assurent un bon confort. À l'image des modèles précédents, le volant conserve les classiques trois branches au cœur arborant le trident Maserati. Cinq petits cadrans circulaires, ampèremètre, température d'eau, jauge d'essence, pression et température d'huile sont disposés sur le tableau de bord, autour de la colonne de direction. Le tachymètre et le compte-tours, dont la zone rouge est graduée à partir de 5.000 tr/min, sont quant à eux disposés de part et d'autre de ces cinq cadrans ....





Pratiquement quatre fois moins coûteuse en production que les Ferrari concurrentes, la Maserati 3500 GT a été produite à 2.223 exemplaires dont 242 spyders. Cette première Maserati de route a permis au constructeur transalpin de sortir de ses difficultés économiques et de s’orienter vers une nouvelle production de routières ‘grand tourisme’ puissantes et raffinées visant l’élégance et le luxe sans trahir l’héritage sportif de la marque ....





Sous le capot de la belle Maserati 3500 GT Spyder Frua les ingénieurs de la marque chargés de la technique ont choisi le six cylindres en ligne directement dérivé de celui de la 350 S « sportsracer », qui était lui-même basé sur les moteurs de la monoplace 250 F très réussie et de la sportive 300 S. Aménagé pour un usage routier et une fiabilité garantie, le moteur de 3.485 cc de cylindrée, à double allumage, alimenté par trois carburateurs Wéber 42 DCOE, développe une puissance maxi de 220 chevaux à 5.500 t/mn. Grâce à son rapport alésage / course « carré » le moteur dispose d’un fort couple à bas régime de 343 Nm à 3.500 t/mn. Accouplé à une boîte de vitesses à quatre rapports, le « six » est monté dans un châssis tubulaire allégé qui permet d'atteindre les 230 km/h ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : essence
  • Moteur : 6 en ligne
  • Cylindrée : 3485 cm3
  • Puissance : 220 chevaux à 5500 t/mn
  • Couple : 343 Nm à 3.500 t/mn



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © Artcurial
- © Maserati - © JP Echavidre - © Frua - © StubsAuto





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vendredi 28 mai 2021

Stanguellini Bertone 1100 Berlinetta - 1953











La marque automobile Stanguellini, aujourd'hui disparue, est une ancienne société de construction mécanique italienne située à Modène qui s'est autrefois particulièrement distinguée dans le secteur de la compétition motocycliste et automobile. Cette marque naît en 1900 de la passion de son créateur Francesco Stanguellini pour le sport mécanique. Dans les premières années du XXe siècle, la marque prend de l'importance en participant à ses premières courses motocyclistes puis d'automobiles. En 1936, la société entre dans une production de modèles dérivés de châssis de Fiat et Maserati ....





En 1937, la marque forme une première équipe de compétition automobile qui débute par une série de victoires jusqu'à remporter la première place de classe au 12e Mille Miglia en 1938 avec une Stanguellini 750, obtenant ainsi une belle reconnaissance au niveau international. Dès le début des années 50, forte de ses succès, la marque Stanguellini va se rapprocher de la fameuse Carrosserie Bertone pour commencer à concevoir ses propres modèles de voitures de tourisme ....





Après la Seconde Guerre mondiale, l'Europe se remet lentement de ses blessures. L'économie redémarre mais avec la reprise des productions d'avant guerre. C'est à cette période que Stanguellini va entamer une astucieuse collaboration avec le célèbre designer Franco Scaglione, qui était alors le patron du style du carrossier Bertone. Cette étroite collaboration va finir par la production de quelques modèles d’exception sur la base de voitures Fiat dont ils s’efforcent d’améliorer tous les composants ....





L'étonnante Stanguellini Bertone 1100 Berlinetta est radicalement différente de tout ce qui existe à cette époque car chez Bertone, Franco Scaglione produit certains des designs les plus audacieux du moment. À bien des égards, la voiture présentée ici incorpore des traits spécifiques inédits. Une lunette arrière en deux parties, un profil arrière élégant, une calandre entièrement intégrée avec des phares et des petits ailerons incurvés sur les ailes arrière offre un design novateur spécifique jamais vu .…





L'insolite Stanguellini Bertone 1100 Berlinetta a pour base le sous bassement de la plate-forme entièrement en acier de la Fiat 508C. Pour ce qui est de la carrosserie, les panneaux de portes, le capot et le couvercle de coffre arrière sont fabriqués en aluminium par la Carrosserie Bertone. Plus tard ce sera la plate-forme Fiat 1100/103 qui sera utilisée en lieu et place de la 508C car Stanguellini était toujours sensible aux performances et donc presque tous les composants ont été mis à niveau pour ces voitures afin d'offrir le meilleur essai routier possible ....





Alors que la plupart des efforts de la firme italienne se sont concentrés sur les applications de compétition, un nombre limité de voitures de route portaient également le badge Stanguellini. Cette rare Stanguellini Bertone 1100 Berlinetta était de celles la et en prime elle bénéficiait des améliorations les plus pointus de la compétition. Ainsi la suspension avait été notablement amélioré à l'avant en devenant indépendante mais aussi avec un essieu arrière direct et des ressorts à lames semi-elliptiques amortis. Le système de freinage avait été lui aussi grandement revu avec l'adoption de freins à tambour hydrauliques plus puissants aux 4 roues ....





À l’intérieur de la belle Stanguellini Bertone 1100 Berlinetta on trouve une superbe sellerie en cuir bicolore qui s'harmonise parfaitement à la couleur de la carrosserie. La planche et le tableau de bord sont plutôt minimaliste car l'esprit de compétition règne mais complet et bien agencé. Les compteurs, voyants, accessoires et interrupteurs de commande sont bien placés, bien lisibles et suffisants pour le bon fonctionnement de la mécanique ....





La mécanique de la Stanguellini Bertone 1100 Berlinetta est donc un moteur d'origine Fiat. C'est un moteur à 4 cylindres en ligne à soupapes en ligne de 1089 cm3 alimenté par un carburateur Weber 40DCO3 simple corps et doté d’un collecteur d'admission spécial et d’une culasse à haute compression. Ce moteur modifié, après être passé dans les mains des ingénieurs chez Stanguellini développe environ 95 chevaux à 7.300 t/mn. Accolé à une transmission manuelle à 4 rapport, ce moteur permet avec le poids léger de la voiture d'avoisiner les 200 km/h en vitesse de pointe, un chiffre plutôt impressionnant à l'époque ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : 4 cylindres en ligne
  • Cylindrée : 1.089 cm3
  • Puissance : 95 chevaux à 7.300 t/mn
  • Vitesse : environ 200 km/h



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © Stanguellini
- © JP Echavidre - © Coachbuild - © Supercars - © Bertone






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vendredi 15 janvier 2021

De Tomaso Vallelunga - 1965











On ne présente plus la marque automobile De Tomaso ce constructeur automobile italien fondé par l'Argentin Alejandro de Tomaso à Modène en Italie en 1959. Né en Argentine en 1928, Alejandro commence à courir dans son pays natal en 1951. Ses talents de pilote le font vite remarquer et il rejoint alors l’Italie dans l’équipe de compétition de Maserati puis de Osca. Cette dernière entreprise ayant été fondée par les frères Maserati l’expérience a très certainement inspiré De Tomaso qui, à son tour, créé sa propre entreprise en 1959, la société De Tomaso Automobili ....





Au tout début de son activité, la course automobile est sa seule préoccupation et la jeune entreprise De Tomaso construit des voitures pour la Formule Junior, la Formule 3, la Formule 2 puis aussi la Formule 1 pour l'équipe de Frank Williams. En ce début des années 60, Alejandro visionnaire et imaginatif entrepreneur cumulait les projets dans plusieurs domaines, les moteurs de F2, les monoplaces destinée à Indianapolis, les prototypes divers, et aussi la Formule1. Cette énergie débordante le pousse même à devenir constructeur automobile généraliste et il décide alors de se lancer dans la production d’une voiture de sport destinée au grand public ....





La toute première voiture de tourisme créée par la jeune entreprise alors débutante, la De Tomaso Vallelunga est un joli coupé à moteur central, commercialisé à partir de 1964. C'est une voiture de sport construite en 53 exemplaires de 1963 à 1967 dessinée par le designer Giorgetto Giugiaro et construite par la Carrozzeria Ghia. Trois prototypes furent construits par Fissore au début, en aluminium, mais rapidement, Alejandro de Tomaso préféra privilégier la fibre de verre, moins coûteuse, et confia la fabrication en série à Ghia ....





Le nom De Tomaso Vallelunga est une référence au Circuit italien de Vallelunga dans la proche banlieue de Rome. La voiture est construite autour d'un châssis-poutre en aluminium et habillée donc d'une carrosserie en fibres de verre, un type de châssis qui restera la marque technologique du constructeur. L'expérience de De Tomaso dans la conception des voitures de course apparait surtout dans le train de roulement de la Vallelunga, qui se compose d'une suspension à roues indépendantes à l’avant comme à l’arrière au moyen de double triangles et de ressorts hélicoïdaux, d'une direction à crémaillère et de freins à disque Campagnolo implantés sur les quatre roues ....





La superbe carrosserie de style coupé deux portes a été dessinée avec quelques similitudes avec la Ferrari 250 LM ou encore la Dino 206. Si les articles de presse se montrent prudents à la sortie du prototype, les essais des versions de série, dont celui de José Rosinski dans le journal Sport Auto, font état d'un très beau comportement routier. A la conduite la De tomaso Vallelunga confirme donc sa vocation sportive. Les commandes sont fermes mais précises, la position de conduite idéale facilite le pilotage et l’habitacle résonne du son envoutant du moteur alimenté par de gros carburateurs Weber. Le comportement routier plutôt vif mais parfaitement équilibré confirme la promesse de promenades à allure soutenue en parfaite sécurité ....





L'habitacle intérieur de la De tomaso Vallelunga est vraiment très fonctionnel et plutôt axé sur le côté sportif bien que des concessions sont faites pour un peu de confort afin de satisfaire tout type de client. Le tableau de bord et la console centrale abritant la plupart des instruments et des commandes sont composés d'inserts en bois incrustés dans des gainages en cuir. Un superbe volant en aluminium cerclé de bois lui aussi s'accorde avec la grille en aluminium de la boite de vitesse dont le pommeau est encore en bois. De jolis sièges baquet en cuir noir assortis au tableau de bord complètent l'habitacle ....





La belle De Tomaso Vallelunga est propulsée par un moteur quatre cylindres Ford Kent issu de la Cortina de 1,5 litre de cylindrée préparé par Lotus développant une puissance maxi de 132 chevaux à 6.200 t/mn et un couple maxi de 174 Nm à 3.200 t/mn. Le moteur, implanté longitudinalement en position centrale arrière et accouplé à une boite de vitesses manuelle à cinq rapports, participe à la rigidité du châssis, une pratique devenue courante pour les voitures de compétition mais qui reste rare parmi les véhicules de tourisme. Avec un poids plutôt contenu de 726 kilos, la vitesse de pointe se situe aux alentours de 220km/h ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : essence
  • Moteur : 4 cylindres
  • Cylindrée : 1500 cm3
  • Puissance : 132 chevaux à 6200 t/mn
  • Couple : 174 Nm à 3200 tr/mn





De Tomaso Vallelunga - 1965 ...



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © De Tomaso - © JP Echavidre - © Ghia




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vendredi 17 avril 2020

Jorge Garcia - Artiste Peintre









Jorge Garcia de son vrai nom Jorge Miguel Garcia est un peintre et illustrateur argentin plutôt réputé mais surtout de grand talent. Né en 1951 à Buenos Aires la capitale et aussi la ville la plus importante de son pays, il s'est consacré toute sa vie avec passion et succès à l'art automobile sous toutes ses formes. ....





Jorge Garcia adolescent a assez rapidement interrompu ses études pour se consacrer au dessin et a la peinture car sa passion pour la voiture et l'art, qui ont tous deux commencé dans l'enfance, l'ont amené à l'âge de 16 ans à débuter une carrière professionnelle de graphiste pour diverses agences publicitaires en Argentine ....





Jorge Garcia est un travailleur acharné qui, d'un côté plus personnel, s’intéresse énormément à l’automobile ancienne en particulier. Cela va lui ouvrir des portes et il a pu par ce biais rencontrer des personnalités de premier plan comme par exemple son compatriote Juan Manuel Fangio, pilote de renommé mondiale, pour qui il va travailler et même devenir son ami ....





Jorge Garcia commence à remporter un succès et une réputation de plus en plus importante au fil des ans si bien qu'à partir de 1993 il fini par collaborer avec d'importants magazines et revues connus comme par exemple Road & Track, Motor 16, Classic Cars autant d'opportunités qui lui ont permis d'être reconnu comme un spécialiste international ....





De grandes et prestigieuses marques vont aussi s'intéresser aux superbes et nombreux travaux de Jorge Garcia et ne vont pas manquer de le solliciter comme par exemple Fox, Shell, Bridgestone, Ferrari, Maserati, ou même Marlboro qui va lui commander des dizaines de posters, des calendriers et aussi une série de prestige appelée " The History of Formula One " avec toutes les légendes de la F1 croquées par ses soins qui sera par la suite exposée au musée Juan Manuel Fangio à Buenos Aires. Cela lui ouvre toutes les portes et contribue à la diffusion de ses œuvres au niveau mondial ....





Jorge Garcia poursuit toujours une riche carrière qui continue avec des commandes venant de divers sponsors et de magazines reconnus dans le monde automobile mais aussi de l’illustration pure pour des clients variés, le sport automobile contemporain, ou encore ce qu’il met de plus en plus en avant, les grandes heures du sport automobile. Après avoir remporté plusieurs récompenses et divers prix internationaux, ses œuvres sont exposées dans des collections d'entreprises et de musées en Argentine, aux États-Unis, en Europe, en Uruguay, au Paraguay, ou à Porto Rico ....


Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Jorge Garcia © - Stern © - Kunst



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