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vendredi 3 septembre 2021

Fiat 8V Vignale Cabriolet - 1953











En 1947, le président de Fiat convoque le célèbre designer Dante Giacosa pour lui confier l'étude et la réalisation d'une toute nouvelle voiture destinée au marché nord-américain en guise de remerciements italiens pour la promesse du Plan Marshall. C'est ainsi qu'est né le projet "106" qui aboutira quelques années plus tard sur la belle Fiat 8V, cet insolite coupé deux places lancée par le constructeur italien au Salon de l'Auto de Paris en 1952 ....





A sa sortie, l'étonnante Fiat 8V, ou « Otto Vu » en italien pour éviter semble-t-il des problèmes avec Ford qui prétend avoir déposé le nom V8, est un des tout premiers modèles à s’impliquer directement dans le sport automobile mondial. La nouvelle classe naissante des « 2 litres » est très disputée dans le championnat italien avec des concurrents comme Maserati, Ferrari et Lancia ce qui va pousser Fiat à vouloir y participer ....





Dans ce contexte de l'après guerre, la naissance de la Fiat 8V est une curiosité. Jamais Fiat n'avait proposé de V8 jusqu'alors. Ce coupé, viendrait alors relancer l'image de la marque, et servir de vecteur de conquête pour le marché américain. Mais au final c'est en Europe que l'essentiel de sa carrière se tiendra. Sans doute à cause de ses dimensions, de son V8 relativement modeste, et de son caractère de sportive plutôt pointue mais aussi car les usines arrivaient très péniblement à produire les voitures pour le marché italien durant ces années de reconstruction industrielle après les graves dommages subis par les bombardements de la seconde guerre mondiale ....





La conception de la Fiat 8V sera réalisée par la division Carrosseries Spéciales de Fiat. Le châssis de la voiture est réalisé en acier tubulaire. Les suspensions avant et arrière sont à roues indépendantes. Il fut alors décidé de confier les châssis motorisés aux grands carrossiers que sont Ghia, Siata, Vignale, Bertone, Pininfarina et Zagato qui réaliseront chacun de très remarquables exemplaires ....





La Fiat 8V Cabriolet Vignale qui illustre ce billet est dessinée par le célèbre designer Giovanni Michelotti. L'aérodynamique avait été soignée déjà pour l'époque grâce à la mise au point dans le tunnel soufflerie Fiat d'Orbassano. Elle disposait d'un châssis tubulaire, plus rigide et plus léger qu'une coque intégrale, la très élégante carrosserie en acier était le fruit de l'étude de l'ingénieur Rapi, le même qui avait par le passé conçu la fameuse Isotta Fraschini 8C Monterosa ....





L'insolite Fiat 8V conçue au départ pour promouvoir l'image de la marque, n'a pourtant pas manqué de s'octroyer quelques beaux succès sportifs, s'adjugeant par exemple le Championnat d'Italie 1954 en catégorie 2 litres ou aussi les « Mille Miglia » en 1957. Avec seulement 114 exemplaires construits au total et une relativement brève carrière en course, la FIAT 8V est un chef-d'œuvre italien peu connu. C’est, encore aujourd’hui la seule Fiat jamais propulsée par un moteur V8 qui incarne également le bref passage victorieux de Fiat en compétition automobile ....





L'habitacle intérieur de la Fiat 8V est vraiment plutôt luxueux et assez cossu, remarquable par l'excellence de sa finition. La position de conduite est agréable et les sièges en cuir assurent un bon confort. Le volant alu cerclé de bois conserve les classiques trois branches. Quatre petits cadrans circulaires, ampèremètre, température d'eau, jauge d'essence, et pression d'huile sont disposés sur le tableau de bord, à côté de deux gros compteurs pour le tachymètre et le compte-tours ....





Sous le capot de la belle Fiat 8V les ingénieurs de la marque chargés de la technique ont choisi un V8 de 1996 cm3 de cylindrée avec une ouverture du V à 70°. Ce nouveau moteur est dérivé d’un moteur quatre cylindres dont on a monté deux exemplaires dans le même carter. L’arbre à cames est disposé en partie centrale. L’alimentation est assurée par trois carburateurs Weber. Il est implanté en position longitudinale en partie avant et développe une puissance maxi de 127 chevaux à 6000 t/mn et un couple maxi de 146 Nm à 3600 t/mn. Accouplé à une boite de vitesses manuelle à cinq rapports, ce moteur permettait d'atteindre une vitesse de pointe de 207 km/heure car la voiture en ordre de marche ne pèse que 930 kg ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : essence
  • Moteur : 8 en V
  • Cylindrée : 1996 cm3
  • Puissance : 127 chevaux à 6000 t/mn
  • Couple : 146 Nm à 3.600 t/mn



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vendredi 6 août 2021

Maserati 3500 GT Spyder Frua - 1959











La Maserati 3500 GT est une automobile de grand tourisme produite par le constructeur Maserati de 1957 à 1964. Elle est le fruit d'une étude de l'ingénieur Giulio Alfieri et construite pour concurrencer les 250 GT de Ferrari. C'est la première Maserati issue d'une construction en série et d'une production industrielle du constructeur italien. Fascinante par son style que beaucoup considèrent comme une véritable réussite, dont « l'homogénéité confère son charme unique à la voiture », la 3500 GT est le premier grand succès commercial de la firme italienne ....





A sa sortie en 1958, la Maserati 3500 GT séduit d'ailleurs le prince Rainier III de Monaco, quelques chanteurs célèbres ou encore les acteurs de cinéma tels que Tony Curtis, Stewart Granger, Rock Hudson ou Anthony Quinn. Le designer en chef de Maserati Giulio Alfieri avait en fait sous-traité à plusieurs carrossiers italiens la conception de la 3500 GT en se réservant la possibilité de choisir la version finale. Lors du lancement à Genève en 1957, une version Allemano et une Touring Coupé sont présentées. Le design de Touring est finalement choisi et la production commence plus tard dans l'année ....





Le pari, assez risqué, de Maserati porte ses fruits puisque la 3500 GT devient rapidement un grand succès commercial qui incite la firme à lancer l’étude d’un modèle Maserati 3500 GT Spyder sur un châssis 3500 GT raccourci. Une nouvelle fois divers carrossiers tentent d’emporter le marché comme Vignale, Touring, Bertone, Allemano, Boneschi ou Frua. La conception finale est assez similaire à celle du coupé ce qui rend le « Spyder » facilement reconnaissable en tant que 3500 GT. La production en série a commencé en 1960 ....





La conception de la Maserati 3500 GT Spyder selon la technique Superleggera chère au constructeur de Modène dont la devise « le poids est un ennemi, et la résistance de l’air un obstacle » résume la philosophie de cette nouvelle Maserati. Tout aussi beau que le coupé, la 3500 GT Spyder remporte de nombreux prix dont celui du prestigieux Concours d'élégance Amelia Island. Les spécialistes et amateurs de sportives s'accordent à dire que le dessin est une véritable réussite. « Remarquable » par son profil équilibré, « agressive » par sa grille de calandre généralement associée à une gueule de requin, ornée de l'imposant trident, emblème de Maserati, « évocatrices de puissance » par ses jantes de 16 pouces ....





La Maserati 3500 GT bénéficie au fil des années de quelques améliorations mécaniques, comme les freins à disques en série à l'avant en 1960, un pont autobloquant et une boîte de vitesses à cinq rapports en 1961. La voiture devient GTI en 1962 avec l'adoption de l'injection indirecte Lucas. La première évolution est présentée au salon de Genève de 1962 sous l’appellation de coupé « S ». Cette 2 + 2, dont la silhouette sportive et trapue a été dessinée par Vignale, deviendra ensuite la Sebring. Construite sur l’empattement du cabriolet, donc plus courte que la 3500 GT, la voiture verra sa cylindrée passer à 3,7 litres, puis à 4 litres ....





L'habitacle intérieur de la Maserati 3500 GT Spyder est vraiment très luxueux et plutôt cossu, remarquable par l'excellence de sa finition. La position de conduite est agréable et les sièges en cuir assurent un bon confort. À l'image des modèles précédents, le volant conserve les classiques trois branches au cœur arborant le trident Maserati. Cinq petits cadrans circulaires, ampèremètre, température d'eau, jauge d'essence, pression et température d'huile sont disposés sur le tableau de bord, autour de la colonne de direction. Le tachymètre et le compte-tours, dont la zone rouge est graduée à partir de 5.000 tr/min, sont quant à eux disposés de part et d'autre de ces cinq cadrans ....





Pratiquement quatre fois moins coûteuse en production que les Ferrari concurrentes, la Maserati 3500 GT a été produite à 2.223 exemplaires dont 242 spyders. Cette première Maserati de route a permis au constructeur transalpin de sortir de ses difficultés économiques et de s’orienter vers une nouvelle production de routières ‘grand tourisme’ puissantes et raffinées visant l’élégance et le luxe sans trahir l’héritage sportif de la marque ....





Sous le capot de la belle Maserati 3500 GT Spyder Frua les ingénieurs de la marque chargés de la technique ont choisi le six cylindres en ligne directement dérivé de celui de la 350 S « sportsracer », qui était lui-même basé sur les moteurs de la monoplace 250 F très réussie et de la sportive 300 S. Aménagé pour un usage routier et une fiabilité garantie, le moteur de 3.485 cc de cylindrée, à double allumage, alimenté par trois carburateurs Wéber 42 DCOE, développe une puissance maxi de 220 chevaux à 5.500 t/mn. Grâce à son rapport alésage / course « carré » le moteur dispose d’un fort couple à bas régime de 343 Nm à 3.500 t/mn. Accouplé à une boîte de vitesses à quatre rapports, le « six » est monté dans un châssis tubulaire allégé qui permet d'atteindre les 230 km/h ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : essence
  • Moteur : 6 en ligne
  • Cylindrée : 3485 cm3
  • Puissance : 220 chevaux à 5500 t/mn
  • Couple : 343 Nm à 3.500 t/mn



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vendredi 18 décembre 2020

Ferrari 212 Inter Ghia Coupe - 1952











Dès le moment ou Enzo Ferrari a quitté son employeur Alfa Romeo en raison d'un désaccord avec le directeur technique espagnol et ait créé sa propre entreprise, il savait qu'il devrait se lancer dans la construction de véhicules pour le marché. C'est ce qu'il a fait mais il n'a pas construit que des voitures ordinaires, il a construit des voitures qui sont devenues pour la plupart mythiques. Sa société des automobiles Ferrari fondée en 1947 et basée à Maranello, dans la province de Modène a produit depuis ses débuts un grand nombre de modèles tant pour la route que pour la compétition ....





A partir de 1947 jusqu'en 1951, les modèles produits seront différentes variantes de la 166 et de la 195. Mais à partir de 1951 et jusqu'en 1953 la Ferrari produite sera l'étonnante 212. C'est à cette époque que la firme utilise dorénavant l’appellation "Inter" pour ses modèles les plus raffinés et destinés principalement à un usage routier, contre "Export" pour ses modèles sport. La Ferrari 212 Inter est présentée pour la toute première fois en octobre 1951 au salon de Turin ....





Les Ferrari 212 Inter sont en fait, comme c'était d'usage à l'époque, livrées aux carrossiers sous la forme de châssis roulants que le client peut équiper suivant tous ses souhaits possibles dans le domaine de la garniture intérieure. De ce fait il n’y aura, en fait, pas deux modèles identiques. Les carrossiers utilisés par Ferrari à cette époque sont presque tous italiens, Touring, Vignale, Stabilimenti Farina, Bertone et Ghia. Le modèle le plus populaire sera le coupé Touring et l'un des plus rare le coupé Ghia ....





La Ferrari 212 Inter Ghia Coupe est un modèle unique et vraiment rare construit à seulement 73 exemplaires qui a fait ses débuts comme show-car de la marque. Le carrossier Ghia se démarquera dans sa conception des autres carrossiers concurrents en adoptant un style Fast-back cher à la maison et déjà utilisé sur d'autres modèles, avec désormais une calandre ovale classique et dès custodes de forme plus allongée. Ses ailes harmonieusement fines mais galbées sont propice à l'adoption d'une peinture de carrosserie bicolore ....





Le succès en compétition des Ferrari 212 est immédiat. En 1951 Vittorio Marzotto gagne le Tour de Sicile. La "Coupe Inter Europa" est gagnée par Luigi Villoresi, tandis que Gianni Marzotto gagne la "Coupe de Toscane". Néanmoins, la plus importante victoire sera celle de la célèbre Carrera Panamericana, toujours en 1951. La voiture conduite par Luigi Chinetti et Piero Taruffi terminera première, avec un doublé réalisé par Alberto Ascari et Luigi Villoresi qui finissent second. Ce fût alors un très bon coup médiatique pour Ferrari qui cherchait à se faire une réputation sur le riche marché nord américain ....





Cette propulsion était assez bien équilibrée avec une position du moteur longitudinal avant. Avec son poids de 1000 kg seulement, la 212 affiche un rapport poids/puissance de 6,1 Kg/ch qui, aujourd'hui encore, inspire le respect. Pour faciliter le processus de confection de la carrosserie en aluminium, le tableau de bord était constitué dans une tôle plate avec deux grands trous au milieu où étaient installés l'indicateur de vitesse et le compte-tours. Elle est équipée également d’un embrayage mono disque, d’un allumage bobine à deux distributeurs. Le freinage est assuré par des freins tambours à commande hydraulique aux quatre roues. Les suspensions sont à roues indépendantes à l’avant et à pont rigide à l’arrière, avec double ressorts à lames semi elliptiques et longitudinaux ....





Pour ce qui concerne le look de la Ferrari 212 Inter Ghia Coupe, le capot moteur est dominé par une calandre ovale avec une grille à maille rectangulaire. Les phares sont incorporés dans la bordure de la calandre au lieu de l’extrémité des ailes ce qui procure un côté allégé plus élégant. Les roues à rayon Borrani chromées complètent à merveille le profil de la voiture. , le cuir de l'habitacle, rendent cette grand tourisme très luxueuse ....





L'habitacle intérieur de la Ferrari 212 Inter Ghia Coupe est vraiment très luxueux entièrement gainé de cuir de haute qualité avec des surpiqures et des gances de couleur. Un superbe volant alu cerclé de bois équipe le bolide. C'est la grande classe. Avec un habitacle lumineux à montant fin et ses surfaces vitrées importantes, l'intérieur est clair. Le savant mélange de cuir et de moquettes de l'habitacle, rendent cette grand tourisme très luxueuse. Cette Ferrari est dotée d'un intérieur particulièrement somptueux qui regorge de détails ergonomiques bien pensés ....





Sous le capot de la belle Ferrari 212 Inter Ghia Coupe les ingénieurs de la marque l'ont équipée d’un moteur V12 à 60° de 2.563 cc de cylindrée alimenté par trois carburateurs Wéber 36 DF3 développé et mis au point par le sorcier maison Gioachino Colombo. Il développe une puissance maxi de 170 chevaux à 6.500 t/mn pour un couple de 186 Nm à 5.000 tr/mn. Accouplé à une boîte de vitesses manuelle à 5 rapport, ce moteur permet à la voiture d'un poids contenu d'une tonne d’atteindre la vitesse de pointe de 200 km/heure. ....


Caractéristiques techniques :

  • Énergie : essence
  • Moteur : V12 à 60°
  • Cylindrée : 2563 cm3
  • Puissance : 170 chevaux à 6.500 t/m
  • Couple : 186 Nm à 5.000 tr/mn





Ferrari 212 Inter Ghia Coupe - 1952 ....



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vendredi 17 mars 2017

Le Salon de l'Auto Journal Magazine






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L'Auto-Journal est un magazine généraliste bimensuel consacré à l’automobile créé en 1950 par Robert Hersant en compagnie de Jean-Marie Balestre et dirigé par Gilles Guérithault. Il fut revendu en 1994 à l'éditeur anglais EMAP et racheté douze ans plus tard par le groupe de presse italien Mondadori. Depuis octobre 2009, le magazine est détenu à part égale par Mondadori et l'éditeur allemand Springer. Outre les parutions bimensuelles, l’Auto-Journal possède aussi une autre édition spécialisée consacrée aux véhicules 4×4 et fait également paraître régulièrement des hors-série dont l'incontournable numéro annuel " Spécial Salon " très attendu ....


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Le tout premier numéro spécial du magazine Le Salon de l'Auto-Journal paraît en septembre 1951 et donc aujourd'hui il en est à sa 65ième édition. C'est devenu un genre de bible sur l'automobile, et tout amateur de belles mécaniques se doit de collectionner d'une année sur l'autre cette publication, qui constitue depuis 1951 une référence absolue incontestée. À une époque où la tenue de route des voitures, dans la France d'après-guerre, était aléatoire, ce magazine a été le premier à tester en conditions réelles les voitures. Les essais, très détaillés et fort bien écrits, menés par le célèbre essayeur André Costa, constituent aujourd'hui une référence pour les passionnés qui y trouvent une mine d'informations sur les automobiles d'autrefois ....





Dès ce premier numéro spécial du magazine Le Salon de l'Auto-Journal, les dessins des voitures étaient alors réalisés par le spécialiste et historien de l'automobile très réputé René Bellu. La rubrique « Le point de vue de Madame », écrite par deux femmes, Marianne Antoine et Florence Rémy, constitue à elle seule un morceau de bravoure journalistique. Ce premier numéro qui compte 84 pages est imprimé au format 235 x 310. L'équipe de journalistes, anonyme à l'époque puisqu'elle signe « la rédaction », met déjà en avant son objectivité et son impartialité, ce qui dans ces années la n'était pas une évidence dans le petit monde de la presse automobile ....





Les sujets traités dans les anciens numéros du magazine Le Salon de l'Auto-Journal sont en grande majorité des essais des automobiles françaises courantes de l'époque comme par exemple les Citroën, Rosengart, Renault, Panhard, Simca, Peugeot, Ford, ou Hotchkiss. Les autres automobiles, celles de prestige comme les Salmson, Talbot, ou Delahaye, ainsi que les cabriolets et les utilitaires légers, font l'objet d'articles un peu moins détaillés. Seulement quelques pages sont réservées à un petit panorama des automobiles étrangères, mais ce sujet reste encore marginal faute d'ouverture des frontières, ainsi qu'au détail des tarifs des voitures françaises ....





Depuis l'édition de 1953 du magazine Le Salon de l'Auto-Journal, la pagination augmente à 100 pages, et la couverture adopter la couleur avec de fort belles illustrations de dessinateur célèbres comme Rémi Réhault, Géo Ham, ou René Ravault. Les bancs d'essais commencent à s'intéresser désormais aux voitures étrangères comme les Kaiser, Aston Martin, Jaguar ou Porsche. Quelques paragraphes traitent aussi de voitures plus marginales, comme les Gordini, Cunningham, Muntz, ou Pegaso. Dans les années 70, c'est désormais du 50/50 car la moitié du numéro est consacrée aux voitures françaises, l'autre aux voitures étrangères. L'édition du magazine se distingue maintenant par sa reliure à dos carré et la pagination qui augmente à 196 pages. La couleur gagne une nouvelle fois du terrain et la revue se veut d'un millésime à l'autre de plus en plus complète ....





Dés les années 80, le magazine Le Salon de l'Auto-Journal adopte un nouveau format de 255 x 340 tandis que son nombre de pages passe à 280. Les productions des " petits pays " sont maintenant analysées avec force détails, qu'il s'agisse de l'Afrique du Sud, de l'Australie, ou du Brésil. La revue adopte une maquette encore mieux structurée. La couleur gagne encore du terrain et les constructeurs sont présentés par pays, puis par ordre alphabétique au sein de chaque pays. Tous les commentaires et les caractéristiques sont plus détaillés que jamais. Chaque marque est désormais séparée de la suivante par une bande noire dans laquelle s'inscrivent le nom et l'adresse du constructeur. Le magazine prend une longueur d'avance qu'il gardera longtemps sur les titres concurrents. L'amateur trouve désormais toutes les informations qu'il recherche sur tel ou tel modèle, d'une année sur l'autre ....





Dans les années 90 à 2000, avec l'ère de l'informatique et aussi du numérique, la photographie couleur envahie elle aussi le magazine Le Salon de l'Auto-Journal. L'éclectisme des sujets traités en dehors de l'inventaire des automobiles en lui-même devient plus intéressant avec les nouveautés techniques, le sport automobile, les breaks, les voitures de demain. On apprécie spécialement les pages consacrées aux carrosseries spéciales réalisées par des carrossiers-designers comme, Vignale, Frua, Pininfarina, Bertone, Ghia ou Zagato. Plusieurs nouveaux sujets de nature très différente sont abordés comme les véhicules tout-terrain, la technique moderne, les voitures de ceux qui nous gouvernent, les dimensions des breaks, les voitures pour salons " concept car ". Quelques articles sont aussi consacrées à une description des principaux types de moteurs qui équipent les différentes marques de voitures ....





Au début des années 2010, le magazine Le Salon de l'Auto-Journal a définitivement trouvé son rythme de croisière suite à son rachat et à la nouvelle génération de rédacteurs qui est arrivé. Le paysage automobile évolue, et le magazine aussi. Des pays autrefois secondaires deviennent majeurs dans la production automobile comme l'Espagne, la Corée, ou la République Tchèque, et leurs constructeurs gagnent leur place dans le classement des grands producteurs. La pagination ne cesse de progresser, pour dépasser les 400 pages soit quatre fois plus que durant les premières années. Évidemment, la maquette s'est modernisée et la revue demeure après plus de 65 ans d'existence un incontournable, que tous les amateurs, même ceux qui ne lisent pas régulièrement le bimensuel, s'arrachent dès sa parution ....






Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - L'Auto-Journal






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