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vendredi 18 décembre 2020

Ferrari 212 Inter Ghia Coupe - 1952











Dès le moment ou Enzo Ferrari a quitté son employeur Alfa Romeo en raison d'un désaccord avec le directeur technique espagnol et ait créé sa propre entreprise, il savait qu'il devrait se lancer dans la construction de véhicules pour le marché. C'est ce qu'il a fait mais il n'a pas construit que des voitures ordinaires, il a construit des voitures qui sont devenues pour la plupart mythiques. Sa société des automobiles Ferrari fondée en 1947 et basée à Maranello, dans la province de Modène a produit depuis ses débuts un grand nombre de modèles tant pour la route que pour la compétition ....





A partir de 1947 jusqu'en 1951, les modèles produits seront différentes variantes de la 166 et de la 195. Mais à partir de 1951 et jusqu'en 1953 la Ferrari produite sera l'étonnante 212. C'est à cette époque que la firme utilise dorénavant l’appellation "Inter" pour ses modèles les plus raffinés et destinés principalement à un usage routier, contre "Export" pour ses modèles sport. La Ferrari 212 Inter est présentée pour la toute première fois en octobre 1951 au salon de Turin ....





Les Ferrari 212 Inter sont en fait, comme c'était d'usage à l'époque, livrées aux carrossiers sous la forme de châssis roulants que le client peut équiper suivant tous ses souhaits possibles dans le domaine de la garniture intérieure. De ce fait il n’y aura, en fait, pas deux modèles identiques. Les carrossiers utilisés par Ferrari à cette époque sont presque tous italiens, Touring, Vignale, Stabilimenti Farina, Bertone et Ghia. Le modèle le plus populaire sera le coupé Touring et l'un des plus rare le coupé Ghia ....





La Ferrari 212 Inter Ghia Coupe est un modèle unique et vraiment rare construit à seulement 73 exemplaires qui a fait ses débuts comme show-car de la marque. Le carrossier Ghia se démarquera dans sa conception des autres carrossiers concurrents en adoptant un style Fast-back cher à la maison et déjà utilisé sur d'autres modèles, avec désormais une calandre ovale classique et dès custodes de forme plus allongée. Ses ailes harmonieusement fines mais galbées sont propice à l'adoption d'une peinture de carrosserie bicolore ....





Le succès en compétition des Ferrari 212 est immédiat. En 1951 Vittorio Marzotto gagne le Tour de Sicile. La "Coupe Inter Europa" est gagnée par Luigi Villoresi, tandis que Gianni Marzotto gagne la "Coupe de Toscane". Néanmoins, la plus importante victoire sera celle de la célèbre Carrera Panamericana, toujours en 1951. La voiture conduite par Luigi Chinetti et Piero Taruffi terminera première, avec un doublé réalisé par Alberto Ascari et Luigi Villoresi qui finissent second. Ce fût alors un très bon coup médiatique pour Ferrari qui cherchait à se faire une réputation sur le riche marché nord américain ....





Cette propulsion était assez bien équilibrée avec une position du moteur longitudinal avant. Avec son poids de 1000 kg seulement, la 212 affiche un rapport poids/puissance de 6,1 Kg/ch qui, aujourd'hui encore, inspire le respect. Pour faciliter le processus de confection de la carrosserie en aluminium, le tableau de bord était constitué dans une tôle plate avec deux grands trous au milieu où étaient installés l'indicateur de vitesse et le compte-tours. Elle est équipée également d’un embrayage mono disque, d’un allumage bobine à deux distributeurs. Le freinage est assuré par des freins tambours à commande hydraulique aux quatre roues. Les suspensions sont à roues indépendantes à l’avant et à pont rigide à l’arrière, avec double ressorts à lames semi elliptiques et longitudinaux ....





Pour ce qui concerne le look de la Ferrari 212 Inter Ghia Coupe, le capot moteur est dominé par une calandre ovale avec une grille à maille rectangulaire. Les phares sont incorporés dans la bordure de la calandre au lieu de l’extrémité des ailes ce qui procure un côté allégé plus élégant. Les roues à rayon Borrani chromées complètent à merveille le profil de la voiture. , le cuir de l'habitacle, rendent cette grand tourisme très luxueuse ....





L'habitacle intérieur de la Ferrari 212 Inter Ghia Coupe est vraiment très luxueux entièrement gainé de cuir de haute qualité avec des surpiqures et des gances de couleur. Un superbe volant alu cerclé de bois équipe le bolide. C'est la grande classe. Avec un habitacle lumineux à montant fin et ses surfaces vitrées importantes, l'intérieur est clair. Le savant mélange de cuir et de moquettes de l'habitacle, rendent cette grand tourisme très luxueuse. Cette Ferrari est dotée d'un intérieur particulièrement somptueux qui regorge de détails ergonomiques bien pensés ....





Sous le capot de la belle Ferrari 212 Inter Ghia Coupe les ingénieurs de la marque l'ont équipée d’un moteur V12 à 60° de 2.563 cc de cylindrée alimenté par trois carburateurs Wéber 36 DF3 développé et mis au point par le sorcier maison Gioachino Colombo. Il développe une puissance maxi de 170 chevaux à 6.500 t/mn pour un couple de 186 Nm à 5.000 tr/mn. Accouplé à une boîte de vitesses manuelle à 5 rapport, ce moteur permet à la voiture d'un poids contenu d'une tonne d’atteindre la vitesse de pointe de 200 km/heure. ....


Caractéristiques techniques :

  • Énergie : essence
  • Moteur : V12 à 60°
  • Cylindrée : 2563 cm3
  • Puissance : 170 chevaux à 6.500 t/m
  • Couple : 186 Nm à 5.000 tr/mn





Ferrari 212 Inter Ghia Coupe - 1952 ....



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © Ferrari - © JP Echavidre - © ArgusAuto




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vendredi 17 mars 2017

Le Salon de l'Auto Journal Magazine






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L'Auto-Journal est un magazine généraliste bimensuel consacré à l’automobile créé en 1950 par Robert Hersant en compagnie de Jean-Marie Balestre et dirigé par Gilles Guérithault. Il fut revendu en 1994 à l'éditeur anglais EMAP et racheté douze ans plus tard par le groupe de presse italien Mondadori. Depuis octobre 2009, le magazine est détenu à part égale par Mondadori et l'éditeur allemand Springer. Outre les parutions bimensuelles, l’Auto-Journal possède aussi une autre édition spécialisée consacrée aux véhicules 4×4 et fait également paraître régulièrement des hors-série dont l'incontournable numéro annuel " Spécial Salon " très attendu ....


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Le tout premier numéro spécial du magazine Le Salon de l'Auto-Journal paraît en septembre 1951 et donc aujourd'hui il en est à sa 65ième édition. C'est devenu un genre de bible sur l'automobile, et tout amateur de belles mécaniques se doit de collectionner d'une année sur l'autre cette publication, qui constitue depuis 1951 une référence absolue incontestée. À une époque où la tenue de route des voitures, dans la France d'après-guerre, était aléatoire, ce magazine a été le premier à tester en conditions réelles les voitures. Les essais, très détaillés et fort bien écrits, menés par le célèbre essayeur André Costa, constituent aujourd'hui une référence pour les passionnés qui y trouvent une mine d'informations sur les automobiles d'autrefois ....





Dès ce premier numéro spécial du magazine Le Salon de l'Auto-Journal, les dessins des voitures étaient alors réalisés par le spécialiste et historien de l'automobile très réputé René Bellu. La rubrique « Le point de vue de Madame », écrite par deux femmes, Marianne Antoine et Florence Rémy, constitue à elle seule un morceau de bravoure journalistique. Ce premier numéro qui compte 84 pages est imprimé au format 235 x 310. L'équipe de journalistes, anonyme à l'époque puisqu'elle signe « la rédaction », met déjà en avant son objectivité et son impartialité, ce qui dans ces années la n'était pas une évidence dans le petit monde de la presse automobile ....





Les sujets traités dans les anciens numéros du magazine Le Salon de l'Auto-Journal sont en grande majorité des essais des automobiles françaises courantes de l'époque comme par exemple les Citroën, Rosengart, Renault, Panhard, Simca, Peugeot, Ford, ou Hotchkiss. Les autres automobiles, celles de prestige comme les Salmson, Talbot, ou Delahaye, ainsi que les cabriolets et les utilitaires légers, font l'objet d'articles un peu moins détaillés. Seulement quelques pages sont réservées à un petit panorama des automobiles étrangères, mais ce sujet reste encore marginal faute d'ouverture des frontières, ainsi qu'au détail des tarifs des voitures françaises ....





Depuis l'édition de 1953 du magazine Le Salon de l'Auto-Journal, la pagination augmente à 100 pages, et la couverture adopter la couleur avec de fort belles illustrations de dessinateur célèbres comme Rémi Réhault, Géo Ham, ou René Ravault. Les bancs d'essais commencent à s'intéresser désormais aux voitures étrangères comme les Kaiser, Aston Martin, Jaguar ou Porsche. Quelques paragraphes traitent aussi de voitures plus marginales, comme les Gordini, Cunningham, Muntz, ou Pegaso. Dans les années 70, c'est désormais du 50/50 car la moitié du numéro est consacrée aux voitures françaises, l'autre aux voitures étrangères. L'édition du magazine se distingue maintenant par sa reliure à dos carré et la pagination qui augmente à 196 pages. La couleur gagne une nouvelle fois du terrain et la revue se veut d'un millésime à l'autre de plus en plus complète ....





Dés les années 80, le magazine Le Salon de l'Auto-Journal adopte un nouveau format de 255 x 340 tandis que son nombre de pages passe à 280. Les productions des " petits pays " sont maintenant analysées avec force détails, qu'il s'agisse de l'Afrique du Sud, de l'Australie, ou du Brésil. La revue adopte une maquette encore mieux structurée. La couleur gagne encore du terrain et les constructeurs sont présentés par pays, puis par ordre alphabétique au sein de chaque pays. Tous les commentaires et les caractéristiques sont plus détaillés que jamais. Chaque marque est désormais séparée de la suivante par une bande noire dans laquelle s'inscrivent le nom et l'adresse du constructeur. Le magazine prend une longueur d'avance qu'il gardera longtemps sur les titres concurrents. L'amateur trouve désormais toutes les informations qu'il recherche sur tel ou tel modèle, d'une année sur l'autre ....





Dans les années 90 à 2000, avec l'ère de l'informatique et aussi du numérique, la photographie couleur envahie elle aussi le magazine Le Salon de l'Auto-Journal. L'éclectisme des sujets traités en dehors de l'inventaire des automobiles en lui-même devient plus intéressant avec les nouveautés techniques, le sport automobile, les breaks, les voitures de demain. On apprécie spécialement les pages consacrées aux carrosseries spéciales réalisées par des carrossiers-designers comme, Vignale, Frua, Pininfarina, Bertone, Ghia ou Zagato. Plusieurs nouveaux sujets de nature très différente sont abordés comme les véhicules tout-terrain, la technique moderne, les voitures de ceux qui nous gouvernent, les dimensions des breaks, les voitures pour salons " concept car ". Quelques articles sont aussi consacrées à une description des principaux types de moteurs qui équipent les différentes marques de voitures ....





Au début des années 2010, le magazine Le Salon de l'Auto-Journal a définitivement trouvé son rythme de croisière suite à son rachat et à la nouvelle génération de rédacteurs qui est arrivé. Le paysage automobile évolue, et le magazine aussi. Des pays autrefois secondaires deviennent majeurs dans la production automobile comme l'Espagne, la Corée, ou la République Tchèque, et leurs constructeurs gagnent leur place dans le classement des grands producteurs. La pagination ne cesse de progresser, pour dépasser les 400 pages soit quatre fois plus que durant les premières années. Évidemment, la maquette s'est modernisée et la revue demeure après plus de 65 ans d'existence un incontournable, que tous les amateurs, même ceux qui ne lisent pas régulièrement le bimensuel, s'arrachent dès sa parution ....






Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - L'Auto-Journal






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lundi 2 janvier 2017

Giovanni Michelotti Designer






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Giovanni Michelotti est un très célèbre et très réputé designer automobile Italien né le 6 octobre 1921 à Turin en Italie et mort dans la même ville le 23 janvier 1980 qui est largement connu dans l'industrie automobile, car il fut entre les années 1940 et les années 1970, l'un des designers et stylistes les plus prolifiques du XXe siècle qui a signé quelques chefs d’œuvres pour les plus grands constructeurs automobiles ....


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Giovanni Michelotti aurait dit-on dessiné suivant plusieurs sources sérieuses et bien informées plus de 1200 voitures ainsi que des camions et des autobus durant toute sa carrière. Ce designer assez génial et très inspiré a travaillé pour de très nombreux constructeurs automobiles, notamment BMW et Triumph, dont il dessine toute la gamme dans les années 1960, mais aussi pour Ferrari, Maserati, Felber, Daf, Volvo, DKW, Alfa Romeo, Lancia, Rédélé, Matra, Alpine, Hino, Prince, Siata, Abarth, Osca, OSI, Conrero, Zeta, Fiat, Dodge, Plymouth, Cunningham, Packard, Armstrong Siddeley, Lotus, Ford, Austin, BMC, Reliant, Neckar ou Jaguar ....


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Tout juste âgé de 16 ans et venant de terminer sa scolarité, Giovanni Michelotti est embauché en 1937 comme apprenti chez le carrossier Giovanni Farina pour suivre les traces de son père alors employé dans l'atelier d'usinage de moteurs de Turin. Passionné de dessin, il fait ses premières armes avant d'être remarqué par la direction qui deux ans plus tard le nomme en 1939 à 18 ans dessinateur en chef de la firme. Mais la guerre va interrompre brutalement son curcus et ce n'est qu'à la fin du conflit qu'il va pouvoir signer de nombreuses carrosseries pour Ghia, Bertone, Allemano, Pininfarina ou Vignale car il maîtrise l'ensemble de la chaîne conduisant à un prototype, depuis l'esquisse initiale jusqu'à la maquette à l'échelle 1 ....





La General Motors lui propose au milieu des années 50 de prendre la direction de son bureau de style, mais il décline l'offre, préférant exercer son art à Turin avec ses confrères et amis carrossiers. C'est à cette époque qu'il a les honneurs d'habiller les premières Abarth 204 et 205 qui ne soient pas de strictes voitures de course. Pour ce même constructeur il dessinera aussi l'élégant coupé 2200 Allemano, le petit Spyder 207/A, la berlinette 750 MM, et le joli coupé Abarth 850 Scorpione ....





Depuis la fin de la guerre, les carrossiers italiens imposent sans réelle concurrence leur vision du design automobile. Ghia, Touring et PininFarina sont les maîtres incontestés. Quelques outsiders savent aussi se faire remarquer comme Giovanni Michelotti qui signe le dessin de la Cunningham C3 Continental. Les américains feront encore appel à ses services par l'intermédiaire du groupe Chrysler qui à partir d'un dessin de Michelotti produira la Dodge Zeder présentée à Turin en 1953 ....





Après-guerre, les grandes marques françaises de prestige sombrent les unes après les autres. Les grosses cylindrées disparaissent, mais une poignée d'artisans vont se satisfaire des petits moteurs fabriqués par Panhard, Simca ou Renault pour assouvir leur passion et Jean Rédélé est de ceux-là. La Rédélé Le Marquis dont les lignes sont l’œuvre de Michelotti est exposée à l'Auto Show de New York en janvier 1954. Plus tard Rédélé transformera sa marque en Alpine et confiera encore le design de ses nouvelles berlinettes Alpine A 106 et Alpine A 108 à Giovanni Michelotti ....





Au début des années 60, Giovanni Michelotti va dessiner la superbe Maserati 5000 GT qui sera confiée à la carrosserie Allemano. Cette voiture construite à seulement 22 exemplaires s'adresse aux personnes les plus riches de la société, pour qui une 3500 est trop commune. Évolution de la 3500 GT, la Maserati Sebring construite à 591 exemplaires est commercialisée en 1963. Sa carrosserie produite par Vignale sur un dessin de Michelotti paraît bien plus moderne que celle de sa devancière ....





Giovanni Michelotti va bien sur également travailler pour Fiat pour qui il dessinera au milieu des années 50 la très étonnante Fiat V8 Démon Rouge. Cet insolite coupé dessiné par Michelotti se distingue par son pare-brise panoramique, sa lunette inversée et sa casquette en prolongement du toit. En 1966, Michelotti expose au Salon de Genève un insolite coupé 2 + 2 Fiat 2300 S pourvu de roues à rayons et de phares semblables à ceux de l'Opel Kapitän. Plus tard, vers la fin des années 60, le styliste propose deux nouvelles interprétations assez proche de la Fiat 850. Enfin, Michelotti dévoile au Salon de Genève 1969 un coupé Fiat 125 aux lignes assez novatrices dont l'arrière étonne par la forme plutôt originale du coffre ....





Un autre constructeur transalpin, Lancia, fera également appel au talent de Govanni Michelotti en lui confiant dès 1957 le dessin d'une variation de sa vieillissante berline Appia pour la transformer en cabriolet Lancia Appia Convertible. Présenté au Salon de Turin, ce cabriolet est bas, racé et aux antipodes du style sévère de la berline née en 1953. Jusqu'en 1962, ce ne sont pas moins de 1.586 exemplaires qui trouvent preneurs, malgré un prix de vente très élevé. Au Salon de Genève 1962 est présentée une nouvelle version de la Lancia Flavia Convertible. Ses lignes sont dues à Michelotti, et il s'agit d'une des rares décapotables à quatre places du marché. La Flavia cabriolet s'adresse à une clientèle choisie, elle sera produite en 1.601 exemplaires jusqu'en 1967. En 1974, Giovanni sera chargé d'embellir et aussi de moderniser la triste berline Beta, il va donc dessiner l'insolite Lancia Mizar ....





Giovanni Michelotti dessinera aussi des voitures pour de très nombreux autres constructeurs aussi bien sur le marché européen que pour les États-Unis ou aussi le Japon. Il proposera par exemple sur le marché Japonais la berline Prince Skyline commercialisée à partir d'avril 1962, en version cabriolet et coupé. Il présente également à Turin en 1963 le petit spider Neckar StTrop 1200 S construit sous license OSI. Michelotti va encore créer ce superbe Coupé Jaguar D équipé de tous les accessoires mécaniques de la marque. Il dessinera aussi la Zeta, cette insolite automobile australienne sans portes équipée d'un moteur ZF. Mais aussi la Hino Contessa japonaise en version berline et coupé. En 1965, la Ford Anglia Torino destinée au marché du Benelux et de l'Italie. Plusieurs Ferrari sur commande de Luigi Chinetti ou de Felber seront aussi étudiées par Michelotti. On lui doit également des modèles originaux mais moins courants pour Volvo, Daf, Matra, Lotus ou DKW ....





Giovanni Michelotti sera un designer attitré de BMW dont il dessinera quasiment toute la gamme dans les années 60. Il est sollicité en 1957 pour proposer un aspect plus moderne aux productions bavaroises. Sa première création significative est la BMW 700, dans ses différentes versions de carrosseries, coach, cabriolet et coupé. Suivra ensuite le très élégant coupé BMW 507 exposé au Salon de Turin 1959. C'est toujours lui qui dessinera les berlines BMW 1500 et BMW 1800 assez largement influencé par la Chevrolet Corvair. On lui doit encore pour le compte de BMW, la 600, la 1600, la 2002, ou la 3200, qui ont largement participé au positionnement de la marque sur le marché mondial en tant que fabricant de voitures de sport ....





La plus importante collaboration de Giovanni Michelotti avec un constructeur sera celle qu'il va entretenir avec la marque britannique Triumph dont le tout premier modèle, le coupé Triumph Italia sera présenté au Salon de Turin en 1958 en combinant un châssis et une mécanique ayant fait ses preuves avec l'élégance d'une carrosserie italienne. Rapidement va suivre la Triumph Herald disponible en berline deux portes, coupé, cabriolet et break, et qui préfigure une longue collaboration avec le constructeur anglais durant les années soixante. Il va aussi dessiner le roadster Triumph TR4 avec quelques trouvailles qui ont fait date dans l'histoire de l'automobile, comme les phares intégrés à la calandre et munis d'une petite visière concédée par le capot. il signe encore les lignes de la Triumph Spitfire dévoilée au Salon de Londres 1962. On lui doit encore les berlines Triumph 2000 et 2500 PI, les coupés Conrero et Vitesse, puis les berlines 1300 et 1500 suivies de la fameuse Triumph Dolomite Sprint à vocation sportive qui terminera sa carrière en 1980 ....


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L'atelier de Giovanni Michelotti ...



Giovanni Michelotti Designer ...





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vendredi 16 octobre 2015

Mario Felice et Gian Paolo Boano







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La Carrozzeria Boano est une entreprise de carrosserie automobile italienne fondée à Grugliasco près de Turin en novembre 1954 par Mario Felice Boano avec son fils Gian Paolo Boano. Né en 1903 Mario Boano avait au début travaillé comme designer indépendant pour des entreprises comme Vignale, Viotti, Bertone, Farina ou Ghia dans les années 1930. En fait c'est lui qui a créé bon nombre des plus beaux design de ces grandes entreprises de carrosserie mais ces célèbres marques apposaient leurs noms sur les voitures et le travail de Boano continuait à rester méconnu ....


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Avec un parcours vraiment atypique, car après avoir été assistant dans la société Stabilimenti Farina, Mario Boano rejoint Battista " Pinin " Farina en 1930. A partir de 1934, il s'installe à son compte, et ouvre une menuiserie industrielle qui fournit aux entreprises de carrosserie les matrices en bois sur lesquelles sont formées les tôles des carrosseries. Ghia, qui avait exercé le même métier que Boano dans le passé, est l'un de ses clients. A la mort de Giacinto Ghia en février 1944, Mario Felice Boano est donc contacté par la famille pour reprendre en main la carrosserie car Giacinto Ghia l'avait de son vivant désigné comme étant son successeur ....


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Mario Boano est donc pendant longtemps l'un des carrossiers méconnus ou quasiment inconnu pour certains de l'histoire de la grande lignée de la carrosserie et du style Italien. L'histoire va changer lorsque Giacinto Ghia qui était sur son lit de mort, a demandé à sa femme de contacter Mario Boano pour sauver l'entreprise. Boano est intervenu, avec Giorgio Alberti, et a finalement racheté la société Ghia. Une toute nouvelle ère venait de commencer qui mettra en valeur le fameux travail effectué par Boano sous le nom de Ghia avec ses superbes design à faible ligne de toit ....


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La période de l'après guerre est vraiment préoccupante pour les carrossiers car à cette époque les châssis disponibles se raréfient. Pourtant à l'issue d'un travail acharné, Boano repositionne Ghia au sommet du style et du design italien. La carrosserie présente sous sa direction cinq voitures au concours d'élégance de Monte Carlo, et remporte finalement trois prix. Mais les châssis italiens faisant défaut, Boano s'adresse aux constructeurs français comme Delage, Talbot ou Delahaye ....


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A cette époque, le style automobile est encore hésitant et les designers utilisent toujours des formes modelées et arrondies largement agrémentées de multiples fioritures. Boano va se démarquer et opter pour un design conventionnel et il sera l'un des précurseurs à l'origine d'un style beaucoup plus épuré et fluide comme son ancien employeur Pinin Farina. C'est aussi à cette époque que Gian Paolo Boano obtient de son père le droit de réaliser sa première carrosserie du début à la fin basée sur un châssis d'Aurelia. La Lancia B Junior réalisée en deux exemplaires avec des calandres différentes attire l’œil du public au Salon Auto de Turin ....


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En bon dirigeant d’entreprise, Mario Boano désire susciter plus de commandes pour faire tourner à plein temps les ateliers. Il décide donc d'embaucher un jeune ingénieur Luigi Segre. Celui ci est particulièrement motivé par ses nouvelles fonctions, et prospecte à tout va pour finalement parvenir à séduire le troisième constructeur américain Chrysler par la qualité de son travail et ses prix compétitifs. Chrysler invite Mario Boano et Luigi Segre à Détroit, afin de prendre connaissance des projets en cours et des futurs développements possibles. Le succès est au rendez vous et bientôt, Luigi Segre devient associé minoritaire dans l'affaire ....


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En 1954 Mario Boano et Luigi Segre se séparent et Segre parvient à réunir tout seul suffisamment de capitaux pour racheter les parts de Boano. Mario Boano exploite une nouvelle entreprise dans la banlieue de Turin, la Carrozzeria Boano. Il fabrique de nombreux modèles hors série, tant sur des châssis européens qu'américains, pour des stylistes très réputés comme Virgil Exner ou Raymond Loewy, mais aussi pour son compte sur la base de ses propres design avec ce style qui lui est propre. Finalement la renommée de Boano en temps que designer reconnu viendra d'une seule voiture produite en 1956. Mais qu'elle voiture puisque bien que officiellement construite par la mythique marque Ferrari, elle portera le nom de Boano car il s'agit du superbe coupé Ferrari 250 GT Boano considérée comme un grand classique ....


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Malheureusement, dans un monde automobile où les véhicules se produisent à la chaîne et de moins en moins en « externe », difficile pour un carrossier de se faire une place. Boano arrête donc son activité de carrossier et s'engage en 1957 au département de style de Fiat comme designer. Il cède son entreprise à son associé Luciano Pollo et à son beau-fils Ezio Ellena et donc l'entreprise Boano est pour l'occasion renommée en Carrozzeria Ellena. Au final l'histoire du design automobile retiendra que les Boano père et fils ont produit de superbes voitures pour des marques aussi diverses et variées que Ferrari, Abarth, Fiat, Lancia, Simca, Jaguar, Karman, Alfa Romeo, Siata, Chrysler, Delage, Talbot ou Delahaye ....


Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Boano - © Carcatalog




Ferrari 250 GT Coupé - Boano ...



Ferrari 250 GT Testarossa - Boano ...



Alfa Romeo 1900 CSS - Boano ...





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