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vendredi 7 août 2020

British Cars Magazine









British Cars Magazine est un ancien magazine français entièrement consacré aux automobiles anglaises. Il a été fondé en 1991 et publié par les Éditions Stevens à Abbeville dans la Somme. Le Directeur de la publication Gilles Stievenart était secondé par son Rédacteur en Chef Marc Joly ....





British Cars Magazine qui au départ devait être un bimensuel n'a jamais finalement bénéficié d'une parution très régulière. En fait sa parution plutôt chaotique s'est toujours située à une moyenne de 4 à 5 numéros par an. Assez rapidement son Rédacteur en Chef Marc Joly va déserter le navire pour s'occuper d'un nouveau mensuel sur les Porsche si bien que British Cars va stopper ses parutions en 2004 après seulement 58 numéros ....






British Cars Magazine compte de nombreuses personnalités du monde du journalisme automobile qui ont apporté des contributions spéciales, comme par exemple parmi eux Anne Chantal Pauwels, Bruno Guillain, Christian Dewaet, Ian Kuah, Jean-Paul Decker ou Yves Galle. Curieusement, British Cars est dépourvu de sommaire ce qui est évidemment peu pratique mais donne le ton de la revue, à savoir une maquette plutôt banale, et le manque évident de construction avec des articles qui se succèdent sans logique apparente ....





British Cars Magazine est bien loin d'avoir l'aspect soigné d'autres titres automobiles concurrents de l'époque. Son format un simple A4 qui laisse peu de liberté, la qualité banale du papier utilisé, la police d'écriture vieillotte, parfois la surimpression en lettres blanches sur des fonds photographiques laissent vraiment à désirer. Avec sa pagination de 84 pages, et vu le cadre restreint du magazine (les voitures britanniques), le sujet n'est pas extensible à l'infini, et on peut vite avoir l'impression que certains modèles sont surexposés ....





Pourtant British Cars Magazine propose dans un même numéro, de nombreux sujets et il y a matière à lecture. Il s'agit pour l'essentiel d'articles consacrés à telle ou telle voiture, surtout de la période de l'après-guerre, parfois des anciennes des années 30. Ce qu'il reste de l'industrie automobile britannique des années 90 est bien mis en valeur, et nombreux sont les essais concernant les dernières nouveautés de Bentley, Rolls-Royce, Mini, MG, Aston Martin, Jaguar, TVR. Parmi les marques modernes et plus ou moins confidentielles, on découvre quelques articles sur les AC, Ariel, Ascari, Caterham, Cirrus, GT Developements, Noble, ou Westfield ....





British Cars Magazine propose aussi parfois, et avec un certain plaisir pour le lecteur, des articles qui sortent des sentiers battus, Triumph Renow, Hillman Minx, Armstrong Siddeley Sapphire, Lagonda, Bristol, Princess Vanden Plas, Ford Dagenham, autant de modèles assez méconnues qui font le bonheur des passionnés avides de découverte. On aurait pu espérer plus de sujets consacrés aux " petits constructeurs britanniques ", même si ceux-ci ne sont pas totalement ignorés. C'est ainsi que l'on va de temps en temps à la rencontre de fabricants comme Railton, Lancester, Swallow Doretti, Mini Marcos, Panther, Piper, ou Reliant ....





Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - British Cars Mag © - CarCatalog



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vendredi 20 septembre 2019

Sergio Pininfarina - Carrossier Designer









Sergio Pininfarina est un styliste et très talentueux designer, homme politique, homme d'affaires italien et président de la célèbre et réputée carrosserie Pininfarina SpA. Il est né le 8 septembre 1926 à Turin, et mort à Turin le 3 juillet 2012. Son nom « Farina » est devenu « Pininfarina » en 1961 par décret présidentiel. Il est par ailleurs le cousin de Giuseppe Farina premier champion du monde de Formule 1. Fils de Gian-Battista Pinin Farina fondateur de l'entreprise , il a longtemps dirigé cette société familiale, Carozzeria Pininfarina, le mythique designer partenaire historique de Ferrari ....





Après des études primaires plutôt classiques, Sergio Pininfarina va ensuite obtenir un diplôme d'ingénierie mécanique dans les années 1950 de "l'Institut Politecnique de Turin". Il va aussitôt enchaîner par des études secondaires plus poussées en Angleterre et aux États-Unis. Son parcours comme sa passion sont indissociables de ceux de son père. Lorsqu'il est en âge de travailler, il le rejoint dans l'atelier. À partir de 1946, il participe à toutes les grandes décisions. Durant les années 1930, le carrossier turinois ne s'était pas distingué par son avant-gardisme, mais au lendemain du second conflit mondial, il pose les jalons d'un style italien épuré et harmonieux qui va faire école. Il faut désormais compter avec la carrosserie turinoise signant ses réalisations d'un « F » ....





En 1951, Sergio Pininfarina est impliqué dans l'élaboration de l'accord avec American Motors concernant la construction de la Nash Healey. Il poursuit durant les années 50 son apprentissage à l'usine et travaille aussi avec les constructeurs automobiles américains Dodge et General Motors. Au début, il porte l'essentiel de son intérêt vers les études de style des voitures sportives, mais il entame une fructueuse longue collaboration avec Peugeot, pour qui il crée entre autres la carrosserie des Peugeot 403. Depuis cette époque, tous les nouveaux projets de la marque française sont mis en concurrence entre le centre de style interne de Peugeot, et le centre de design de Pininfarina, avec les créations des Peugeot 104, 204, 404, 504, 604, 205, 305, 405, 505, 306, 406 Coupé, et le récent 1007 ....





L'année 1952 est à marquer au fer rouge pour l'entreprise qui débute sa célèbre collaboration privilégiée historique avec Ferrari, avec le projet de la Ferrari 212 Inter. C'est en fait le début d'une relation intime entre Enzo Ferrari et les PininFarina père et fils. Dès 1953, Son père confie à Sergio Pininfarina une lourde responsabilité, celle de la relation avec Ferrari. Enzo semble surpris d'avoir affaire à un si jeune homme et Sergio se montre impressionné par la personnalité du Commendatore. Mais à force de travail, il va gagner peu à peu sa confiance et même finir par le convaincre d'adopter l'architecture technique à moteur arrière central avec le premier prototype, la Dino Pininfarina 206 GT Spéciale qui sera présentée au Mondial de l'automobile de Paris ....





A partir de 1959, Sergio Pininfarina succède à son père, qui se retire progressivement et devient donc directeur général, après avoir supervisé la construction et le lancement du nouvel établissement de Grugliasco, près de Turin, qui donne enfin à cette entreprise de grandes capacités d'études, de recherches et de fabrication. Dès lors Pininfarina va également travailler avec les plus grandes marques comme Volkswagen, BMW, Alfa Romeo, Honda, Lancia, Cadillac, Maserati, Citroën, Austin, Jaguar ou Rolls Royce. Mais Sergio est plus un industriel qu'un styliste. Il n'aura désormais de cesse que de faire grandir l'entreprise, tant sur le plan des moyens techniques que des volumes de production. Il sait s'entourer de stylistes de talent comme Aldo Brovarone, Lorenzo Ramaciotti, Paolo Martin, Leonardo Fioravanti, Pietro Frua ou Alfredo Vignale ....





Dès le début des années 70, Sergio Pininfarina comprend vite que le design automobile doit rompre avec une forme d'artisanat démodée. Il impose dans ses bureaux des machines de plus en plus perfectionnées d'assistance au dessin et se dote de calculateurs puissants et il fait aussi construire une soufflerie aérodynamique pour des voitures à l'échelle 1. Tous ces efforts et cette vision technologique vont payer car on fini par s'arracher les services de ce bureau de style spécialiste de l'automobile. Au milieu des années 80, tout cet effort industriel et la réussite qui va avec vont finalement permettre à Sergio de faire entrer l'entreprise Pininfarina en bourse. Son horizon ne s'arrête pas à l'automobile et en 1979, l'ingeniere Pininfarina se porte candidat aux élections européennes sous la bannière d'une petite formation de centre-droit, le Parti libéral italien et il est élu ....





Ambassadeur mondial du " made in Italy ", Sergio Pininfarina collectionne les récompenses en tant que designer et les décorations officielles. Francophile, il reçoit la légion d'honneur des mains de Valery Giscard d'Estaing puis est fait chevalier par un autre président de la République, Jacques Chirac. En 1988, Sergio Pininfarina est appelé à présider la Confindustria, le patronat italien. Une fonction qui finit toujours par échoir aux grands patrons transalpins et qu'il exerce jusqu'en 1992. En 2005, le chef de l’État le nomme sénateur à vie. En 1979 et 1994, il reçoit le prix Compasso d'Oro, la plus haute distinction en design. Au total, le centre de design de Pininfarina SpA a dessiné plus d'un millier de modèles et en a produit à peu près 250. Fin 2005, plus de trente millions de véhicules dans le monde avaient été créés avec le concours de Pininfarina ou en portaient la griffe ....

Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Pininfarina
© - Ferrari © - Unidivers - © YouTube






La sublime Ferrari Sergio en hommage à Pininfarina ...





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vendredi 15 mars 2019

Hermann Graber Carrossier Designer









La Carrosserie Hermann Graber est une très célèbre entreprise helvétique, de carrosserie automobile de luxe et de prestige, en activité de 1927 à 1970, à Wichtrach dans le canton de Berne en Suisse. Parmi les différents carrossiers suisses, la Carrosserie Graber est sans aucun doute encore aujourd'hui la plus connue et la plus performante. L'origine de la société remonte à 1925 lorsque Hermann Graber, alors âgé de 21 ans seulement, reprend l'entreprise familiale d'artisan charron simple fabriquant de voiture hippomobile de son père et la transforme assez rapidement en concepteur performant de carrosseries de voitures de luxe et de prestige ....





Pour bien comprendre le parcours de la Carrosserie Hermann Graber, il faut se souvenir d'un temps pas si lointain où l’automobile se concevait d’un côté - châssis et moteur - et s’habillait de l’autre, chez de véritables « artisans-stylistes-couturiers » indépendants, comprenez des carrossiers de talent. Parmi eux, Hermann Graber, dont la renommée dépassa largement les frontières étriquées d’un bien petit pays comme la Suisse, collabora avec plusieurs constructeurs avec qui il allait développer de bonnes relations. En fait, Hermann Graber allait s'appliquer à concevoir pour ces différents constructeurs des objets roulants à mi-chemin entre un moyen de déplacement - très confortable - et une œuvre d’art ....





Après un bref apprentissage du métier, Hermann Graber va marquer les esprits en construisant en 1927 son tout premier modèle de voiture automobile longuement étudié avec minutie qui sera basé sur le châssis roulant d'une Fiat 509. Mais sa véritable renommée viendra à Saint-Moritz deux ans plus tard, lorsqu’il a remporté le Concours d’élégance pour son travail sur une 20 chevaux Panhard & Levassor. C'est cette superbe réalisation, un exploit qui a sans aucun doute accru sa renommée internationale et qui a finalement abouti à des commandes supplémentaires ....







Fort de ce succès et maintenant reconnue, dans les années 1930, la Carrosserie Hermann Graber est devenue mondialement célèbre pour ses superbes carrosseries de cabriolet et de coupé et pour son savoir-faire parfait. Son travail très imaginatif et novateur est en plus soigné et fiable ce qui va plaire aux clients fortunés. Les commandes de carrosseries spéciales sur des châssis nus vont se succéder pour de grands constructeurs européens comme Rolls-Royce, Bentley, Aston Martin, Lagonda, Jaguar, Rover, Bugatti, Delahaye, Talbot-Lago, Mercedes-Benz, BMW, Alfa Romeo, et Lancia, ou américains comme Duesenberg, Packard, et Hudson ....





Le milieu des années 40 est une époque de pleine expansion pendant laquelle la Carrosserie Hermann Graber va profiter du fait que la France avait perdu face à la Grande-Bretagne son rang de premier constructeur automobile européen pour accentuer sa collaboration avec les constructeurs britanniques. En 1948 Graber va même finir par reprendre l'agence générale suisse de la marque de luxe britannique Alvis, dont elle devient distributeur officiel pour la Suisse en 1953 ....





Au cours des années 1950, les liens entre la Carrosserie Hermann Graber et le constructeur Alvis se sont resserrés. A la suite d'une commande d'un client, Graber va construire ce qui allait devenir la première voiture à carrosserie Graber sur un châssis Alvis. Cette commande spéciale s’est avéré être la première de nombreuses voitures Alvis spécialement conçues par la carrosserie Suisse après que GT Smith-Clarke, designer de longue date chez Alvis, ai quitté la société ....





La Carrosserie Hermann Graber a présenté en 1955 son Alvis TC 21/100 « Grey Lady » de Graber, qui associe en quelque sorte l'élégance classique à une carrosserie de format ponton parfaitement modelée. Les nouvelles unités Alvis sont entrées en production en série, initialement dans les locaux de Graber. La production ultérieure a été reprise par les sociétés britanniques Park Ward et Willowbrook mais plusieurs sources sérieuses indiquent que ces sociétés britanniques ont produit les carrosseries sous licence de Graber ....





En 1965, coup de théâtre, Rover rachète les automobiles Alvis. En 1967, Rover intègre le groupe Leyland, le ménage est vite fait et le nom illustre d'Alvis disparaît du monde automobile. Rover ayant mis un terme à la production d'Alvis, la disparition de ce gros client est fatale à l'activité de Graber. Celui-ci ne conserve que son métier de représentant de Rover ex Alvis en Suisse ....





Hermann Graber disparaît en 1970, entraînant la fin de la production de carrosserie de son industrie, après avoir construit environ 800 véhicules. L’entreprise a continué à fonctionner sous le contrôle de sa veuve, spécialisée dans la réparation et l’entretien des carrosseries de voitures construites par Graber ....


Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Graber © - CoachBuild





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vendredi 20 juillet 2018

Jacques Saoutchik Maitre Carrossier









Jacques Saoutchik est né en 1880 à Minsk en Biélorussie dans une famille juive ukrainienne de l'Empire russe. Sa famille émigre à Paris en 1899 pour fuir le régime répressif antisémite du Tsar Nicolas II de Russie. D'origine biélorusse mais établie en France, Iacov Savtchuk, avant francisation de son nom va devenir ce célèbre carrossier designer ébéniste automobile français de renom, désormais baptisé Jacques Saoutchik, qui sera en activité de 1900 à 1955 à Neuilly-sur-Seine ....





Très jeune, suivant sa formation, Jacques Saoutchik entre rapidement comme associé dans une entreprise d'ébénisterie, puis il se marie avant de s'installer à son compte sous son nouveau nom, d'abord à Suresnes, puis à Neuilly. Intelligent et entrepreneur, il va s'intéresser rapidement à l'automobile de luxe en plein essor car il a compris que le débouché était prometteur pour qui sait utiliser avantageusement le bois en carrosserie et pour les aménagements intérieurs ....





Après quelques travaux ordinaires, Jacques Saoutchik va assez vite commencer par habiller le châssis d'une Isotta-Fraschini, avant de répondre aux commandes d'une riche clientèle d'abord parisienne, puis internationale et notamment américaine, réalisant des carrosseries personnalisées sur des châssis de marques prestigieuses comme par exemple Hispano-Suiza, Rolls-Royce et surtout Mercedes-Benz ....







Afin de l'aider dans son entreprise, Jacques Saoutchik forme une bonne équipe d'ouvriers compétents pour se spécialiser rapidement avec succès à Paris, puis avec une notoriété internationale, sur les créations et réalisations de carrosserie et intérieur sur mesure d'automobile de luxe pour clients aisés. Sa production, marquée par un design aérodynamique d’inspiration Art déco, mais aussi par un haut niveau de qualité et de finitions, et par des technologies innovantes connaît son apogée au milieu des années 1930 ....





La production de Jacques Saoutchik fut toujours marquée par une finition de très haute qualité, complétées par de nombreuses innovations techniques trouvées par son atelier, sans oublier que Saoutchik proposait tout aussi bien ses propres carrosseries au travers de son catalogue, tout comme il pouvait répondre à des commandes particulières pour réaliser des lignes uniques. Cette compétence et ce sérieux vont le hisser au niveau des meilleurs carrossiers d'Europe concernant les voitures de luxe personnalisées ....





Pendant plusieurs années, les remarquables cabriolets, coupés et voitures de ville signés Jacques Saoutchik, représentent le summum du chic et récoltent une moisson de trophées aux concours d'élégance qui se tiennent à Paris et dans les centres de villégiature de la côte de l'Atlantique et de la Côte d'Azur. Si Saoutchik connait ses heures de gloire dans les années 1930, le carrossier est l'un des rares qui parvient encore a survivre après la seconde guerre mondiale et son activité repart de plus belle à la fin des années 1940. Après la Seconde Guerre mondiale, il reprend la fabrication de carrosseries baroques extravagantes de grand luxe, notamment avec sa Delahaye Type 175 ....





Si Jacques Saoutchik a survécu à la Grande Dépression; l'après-Deuxième Guerre mondiale lui a toutefois porté un coup fatal, de même qu'à la plupart des couturiers de l'automobile. En fait, sur les 57 carrossiers présents au Salon de Londres en 1929, on n'en retrouvait que 13 en 1959. L'âge d'or de l'automobile de luxe tirait bel et bien à sa fin, mais Saoutchik l'avait marqué avec des clients illustres comme Haakon VII de Norvège, l'empereur Haïlé Sélassié Ier d'Éthiopie, le Chah Mohammad Reza Pahlavi d'Iran, le roi Rama VII de Siam, ou le Bey de Tunis, mais aussi des marques les plus prestigieuses de l'époque, comme Isotta Fraschini, Avions Voisin, Delage, Delahaye, Talbot-Lago, Bugatti, Bucciali, Hispano-Suiza, Mercedes-Benz, Jaguar, ou Rolls-Royce ....





Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Jacques Saoutchik
© - YouTube © - Stubs



Le livre biographie de Jacques Saoutchik ...



Vente aux enchères de 3 Talbot Lago de Saoutchik ...





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