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vendredi 15 janvier 2021

De Tomaso Vallelunga - 1965











On ne présente plus la marque automobile De Tomaso ce constructeur automobile italien fondé par l'Argentin Alejandro de Tomaso à Modène en Italie en 1959. Né en Argentine en 1928, Alejandro commence à courir dans son pays natal en 1951. Ses talents de pilote le font vite remarquer et il rejoint alors l’Italie dans l’équipe de compétition de Maserati puis de Osca. Cette dernière entreprise ayant été fondée par les frères Maserati l’expérience a très certainement inspiré De Tomaso qui, à son tour, créé sa propre entreprise en 1959, la société De Tomaso Automobili ....





Au tout début de son activité, la course automobile est sa seule préoccupation et la jeune entreprise De Tomaso construit des voitures pour la Formule Junior, la Formule 3, la Formule 2 puis aussi la Formule 1 pour l'équipe de Frank Williams. En ce début des années 60, Alejandro visionnaire et imaginatif entrepreneur cumulait les projets dans plusieurs domaines, les moteurs de F2, les monoplaces destinée à Indianapolis, les prototypes divers, et aussi la Formule1. Cette énergie débordante le pousse même à devenir constructeur automobile généraliste et il décide alors de se lancer dans la production d’une voiture de sport destinée au grand public ....





La toute première voiture de tourisme créée par la jeune entreprise alors débutante, la De Tomaso Vallelunga est un joli coupé à moteur central, commercialisé à partir de 1964. C'est une voiture de sport construite en 53 exemplaires de 1963 à 1967 dessinée par le designer Giorgetto Giugiaro et construite par la Carrozzeria Ghia. Trois prototypes furent construits par Fissore au début, en aluminium, mais rapidement, Alejandro de Tomaso préféra privilégier la fibre de verre, moins coûteuse, et confia la fabrication en série à Ghia ....





Le nom De Tomaso Vallelunga est une référence au Circuit italien de Vallelunga dans la proche banlieue de Rome. La voiture est construite autour d'un châssis-poutre en aluminium et habillée donc d'une carrosserie en fibres de verre, un type de châssis qui restera la marque technologique du constructeur. L'expérience de De Tomaso dans la conception des voitures de course apparait surtout dans le train de roulement de la Vallelunga, qui se compose d'une suspension à roues indépendantes à l’avant comme à l’arrière au moyen de double triangles et de ressorts hélicoïdaux, d'une direction à crémaillère et de freins à disque Campagnolo implantés sur les quatre roues ....





La superbe carrosserie de style coupé deux portes a été dessinée avec quelques similitudes avec la Ferrari 250 LM ou encore la Dino 206. Si les articles de presse se montrent prudents à la sortie du prototype, les essais des versions de série, dont celui de José Rosinski dans le journal Sport Auto, font état d'un très beau comportement routier. A la conduite la De tomaso Vallelunga confirme donc sa vocation sportive. Les commandes sont fermes mais précises, la position de conduite idéale facilite le pilotage et l’habitacle résonne du son envoutant du moteur alimenté par de gros carburateurs Weber. Le comportement routier plutôt vif mais parfaitement équilibré confirme la promesse de promenades à allure soutenue en parfaite sécurité ....





L'habitacle intérieur de la De tomaso Vallelunga est vraiment très fonctionnel et plutôt axé sur le côté sportif bien que des concessions sont faites pour un peu de confort afin de satisfaire tout type de client. Le tableau de bord et la console centrale abritant la plupart des instruments et des commandes sont composés d'inserts en bois incrustés dans des gainages en cuir. Un superbe volant en aluminium cerclé de bois lui aussi s'accorde avec la grille en aluminium de la boite de vitesse dont le pommeau est encore en bois. De jolis sièges baquet en cuir noir assortis au tableau de bord complètent l'habitacle ....





La belle De Tomaso Vallelunga est propulsée par un moteur quatre cylindres Ford Kent issu de la Cortina de 1,5 litre de cylindrée préparé par Lotus développant une puissance maxi de 132 chevaux à 6.200 t/mn et un couple maxi de 174 Nm à 3.200 t/mn. Le moteur, implanté longitudinalement en position centrale arrière et accouplé à une boite de vitesses manuelle à cinq rapports, participe à la rigidité du châssis, une pratique devenue courante pour les voitures de compétition mais qui reste rare parmi les véhicules de tourisme. Avec un poids plutôt contenu de 726 kilos, la vitesse de pointe se situe aux alentours de 220km/h ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : essence
  • Moteur : 4 cylindres
  • Cylindrée : 1500 cm3
  • Puissance : 132 chevaux à 6200 t/mn
  • Couple : 174 Nm à 3200 tr/mn





De Tomaso Vallelunga - 1965 ...



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © De Tomaso - © JP Echavidre - © Ghia




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vendredi 16 septembre 2011

Fiat 124 Sport Spider - 1980



FIAT 124 SPORT SPIDER ….







Au milieu des années soixante, l’Italie entre à son tour dans le tourbillon effréné de la croissance économique . Après avoir mis la Péninsule sur "quatre roues" en produisant des millions de voitures populaires, « Fiat » emboîte le mouvement et affiche de nouvelles ambitions . A cette époque, Fiat, qui reste l’un des rares constructeurs généralistes, avec Peugeot, à produire des cabriolets et des coupés dérivés de berlines de grande diffusion, a prévu presque simultanément deux dérivés sportifs de sa familiale 124, un spider et un coupé . Issu d’une sympathique berline à vocation populaire, le Spider 124 Sport fut un peu aux années 60 ce que la Mazda MX 5 fut aux années 90, un concept de cabriolet ludique et sans prétention . Destiné à remplacer les Spiders 1500 et 1600 S qui avaient fait leur temps, le Spider 124 Sport en a repris le meilleur tout en s’efforçant de marquer sa différence ….



C'est le maître Pininfarina qui se voit chargé du dessin de la Fiat 124 Sport Spider . Le coup de crayon, jugé peu audacieux à l’époque, ne manque pourtant pas de panache . La ligne qui est très classique et très pure, possède beaucoup de charme et un certain look intemporel . A tel point qu’elle sera produite quasiment avec la même robe, mais avec des motorisations différentes, jusqu’en 1985 . Présentée au Salon de Turin 1966, la Sport Spider un peu trop sage et presque timide, attire cependant par la sobriété de sa ligne, associée il est vrai à des tarifs attrayants, ce sera finalement la clef d’un succès commercial durable . Si son association avec Ferrari offre à Fiat un modèle de prestige à moteur V 6 (le Dino Spider), il est aussi impératif et urgent de rajeunir toute la gamme . La nouvelle 124 Sport Spider va inaugurer cette politique en proposant en plus des arguments convainquant comme quatre freins à disque, une puissance en hausse et une tenue de route très sûre . En véritable designer de talent, le Maître Pininfarina, de son côté, a réussi l’impossible, transformer la citrouille en carrosse . Tout cela combiné font que la Fiat 124 Sport Spider a eu un tel succès pendant quasiment 20 ans ….



Convié une fois encore à signer ses lignes, Pininfarina a surtout cherché à plaire au plus grand nombre . Aucune audace dans ce dessin apparemment banal mais avec le recul du temps, on se doit d’admettre que les années n’ont pas eu de prise sur ces formes «évidentes» qui ont su séduire sans vraiment lasser . Pour autant, la très étonnante Fiat 124 Sport Spider n’a pas seulement brillé devant les terrasses de café par son élégance un peu frivole . Bénéficiant d’une conception cohérente, elle a aussi convaincu ses utilisateurs que ses origines latines n’étaient pas usurpées . Né en novembre 1966, le Spider 124 a connu une longue carrière marquée par quelques rebondissements imprévus et un ultime retour sur la scène européenne orchestré par son carrossier attitré devenu provisoirement constructeur-distributeur . Cette insolite prolongation lui a permis de tenir son rang jusqu’au milieu des années 80 moyennant un minimum de retouches circonstanciées . Au final, près de 200 000 exemplaires de la 124 avec les Fiat 124 Sport Spider comprise ont trouvé preneur en Europe et aux USA . ....



Plusieurs motorisations ont émaillé la carrière à tiroirs de ce Spider à vocation longue durée . Les 1400 et 1600 de la 1ère génération ( 1966- 1972 ) s’imposent comme les plus pointus et montent aisément en régime en chantant dans les tours . Le premier cité n’affiche toutefois que 90 chevaux DIN, ce qui peut paraître un peu juste aujourd’hui . Plus ambitieux, le 1608 cm3 proposé à partir de 1970 revendique la coquette puissance de 110 chevaux à 6400 tours/minute, un rendement flatteur pour un moteur de grande série né voici plus de 30 ans . Plus sages à certains égards, les moteurs équipant les seconde et troisième générations ( 1592, 1756 et 1995 cm3 ) sont issus pour leur part de la série 132 mais leur architecture conserve la distribution à double arbre à cames en tête de leurs prédécesseurs . En dépit de toute participation active à la compétition, la tradition sportive est encore bien ancrée chez Fiat . Ainsi, la mécanique de la morne berline 124 a été conçue par l’ingénieur Aurelio Lampredi, qui travailla longtemps au développement des V12 Ferrari avant de rejoindre Fiat en 1955 . Ce véritable sorcier de la mécanique va doter ce petit moteur de 300 cm 3 supplémentaires et d’une belle culasse "alu" à double arbre . Forte de cette cure de vitamines, cette propulsion rigoureuse mais amusante à conduire va atteindre son apogée sur la Fiat 124 Sport Spider ....



Sur la Fiat 124 Sport Spider, les moteurs 4 cylindres se caractérisent tous par leur robuste constitution et leur propension à tenir les hauts régimes sans défaillir . Correctement entretenus, ces moteurs peuvent prétendre à plus de 200 000 kilomètres sans soucis majeurs . Une vidange tous les 5000 kilomètres avec une huile 20W 50 garantie pour des températures extrêmes et un bon réglage allumage/carburation tous les ans suffisent en principe à prolonger le plaisir, sans oublier un contrôle périodique de la courroie crantée de distribution qui mérite pour sa part d’être changée au moins tous les 50 000 kilomètres . Inaugurant le premier moteur «double arbre» de grande diffusion le Sport Spider profitera aussi d’une excellente boite de vitesses (à 4 ou 5 rapports, selon les versions), de quatre freins à disque assistés et de trains roulants «évolués» et très sophistiqués . Une panoplie technique en rapport avec les honnêtes performances du modèle et contrastant avec les solutions «rustiques» encore privilégiées à l’époque par ses principaux rivaux britanniques . De nos jours, ce modèle étonnant est devenu un véritable Vintage Classic très recherché ….

Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 en ligne
  • Cylindrée : 2 Litres
  • Puissance : 122 chevaux à 6400 tours/minute
  • Boîte : à 4 ou 5 rapports, selon les versions
  • Vitesse : 185 km/h




Sur la Fiat 124 Sport Spider, l’habitacle est assez soigné et presque luxueux . Le montage et la finition sont de qualité et on sent bien que c’est du fait main car les ajustements et les réglages sont visibles pour en témoigner . La position de conduite est assez ergonomique pour l’époque, et tous les instruments et accessoires sont a porté de main . La superbe sellerie en pur cuir avec les garnitures du même acabit se marie à merveille avec la couleur des moquettes assorties . derrière le petit volant cuir, le tableau de bord regroupe à la vue du conducteur cinq compteurs qui fournissent tous les éléments de contrôle . En mai 1979, Fiat lance sa série de moteurs équipés de l'injection électronique . La version 2.0 litres dispose alors d'une puissance de 122 chevaux, qui connaîtra un grand succès . Pour finir, en 1981, Fiat lance la version 124 Spider 2000 Turbo développant 132 chevaux, seulement 700 exemplaires ont été produits ….





La « Fiat 124 Sport Spider », c'est ça ...







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samedi 9 janvier 2010

Les berlinettes Ferrari à V8 central










On ne présente plus la célèbre marque mythique italienne Ferrari dont je vous parle assez régulièrement sur ce blog (voir ici) . Tous les passionnés d’automobile connaissent plusieurs modèles de la marque tant elle à produit de voitures de rêve très enviées . Mais le commun des mortels connaît lui aussi le nom de Ferrari car il est entré dans la légende, même celui qui n’aime pas trop l’automobile connaît cette marque ….





Je me suis amusé pendant ces dernières vacances à relire pour le fun mes bouquins spécialisés sur la marque, et je me suis rendu compte d’une chose qui ne m’avait pas sauté aux yeux, depuis plus de quarante ans, Ferrari améliore sans cesse une berlinette à moteur V8 central . En fait, la berlinette à V8 central est le porte drapeau de la gamme de Maranello qui depuis plus de quarante ans propose ce modèle à une clientèle friande . Oh bien sur, les sublimes V12 sont eux aussi enviables, mais il n’empêche que la berlinette fait les plus grosses ventes . Et si c’était tout simplement l’alchimie parfaite entre sport et Grand Tourisme, quoi qu’il en soit, les ingénieurs font en sorte de faire évoluer la voiture environ tout les cinq ans . En plus de quarante ans , je n’ai en fait recensé que 8 versions différentes et encore la toute première s’était vu refuser le blason Ferrari ….




En fait la première de la lignée est sortie en 1967, c’était la toute première berlinette à moteur central pour la marque qui jusque la était habituée aux V8 ou V12 placés à l’avant . Le Commendatore en personne avait alors refusé que l’on badge cette berlinette à moteur V6 central de son blason . Finalement elle sortira flanquée du logo « "Dino" », et aujourd'hui elle est devenu cultissima, c’était la très célèbre Dino 206 GT . Depuis, cette fameuse "Dino" n’a cessé d’évoluer au fil des ans en sept modèles principaux dont voici les caractéristiques ….

1967 – DINO 206 GT (V6 – 180 ch- 230 km/h)
1975 – FERRARI 308 GTB (V8 – 240 ch- 252 km/h)
1985 – FERRARI 328 GTB (V8 – 270 ch- 263 km/h)
1989 – FERRARI 348 TB (V8 – 300 ch- 280 km/h)
1994 – FERRARI 355 BERLINETTA (V8 – 380 ch- 295 km/h)
1999 – FERRARI 360 MODENA (V8 – 400 ch- 300 km/h)
2004 – FERRARI 430 F (V8 – 490 ch- 315 km/h)
2009 – FERRARI 458 ITALIA (V8 – 570 ch- 325 km/h)


Une bien belle lignée de voiture fabuleuses qui avec le succès programmé de la dernière 458 Italia ne va pas s’arrêter et deviendra donc une sublime revanche pour la "Dino" injustement rejetée en son temps ….




La dernière de la lignée, c'est elle ...








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mardi 10 avril 2007

Ecussons des marques #1



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