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vendredi 9 juillet 2021

Changements de logos à gogo









L’automobile vit actuellement la plus profonde mutation de toute son histoire. Entre l’électrique et l’autonome, la voiture ne sera plus jamais comme elle l’a été depuis 150 ans. Les constructeurs veulent accompagner cette mutation et ils doivent montrer qu’ils s’inscrivent dans ce changement pour la modernité. Alors, pour redorer une image un tantinet ringarde, et la remettre au goût du moment, un changement de logo est finalement l’opération la plus simple, et la moins chère ....





En fait, c’est une épidémie, ou plutôt le signe des mutations en cours. De Fiat et Volkswagen à Nissan, en passant par BMW, Dacia et Toyota, ou aussi GM, Ford et Kya ou encore Renault et Peugeot, toute la planète auto est en train de changer de logo comme de nombreux autres grands groupes du secteur, ces dernières années ....





C'est un enjeu de taille car ces symboles sont en effet très importants pour les marques. Ce n’est pas un hasard, de nombreuses autres grandes entreprises du secteur ont elles aussi changé de logo, ces dernières années, car cette représentation graphique, symbole d’une marque, concentre beaucoup d’enjeux ....





De la virgule pour Nike, en passant par la pomme croquée d’Apple, le crocodile de Lacoste ou le “M” de McDonald’s, les logos sont ancrés dans l’imaginaire collectif et donc nos habitudes de consommation, tant ils incarnent à eux seuls l’identité visuelle des marques auprès du public. Abstraits, mascottes ou pictogrammes, ce sont les premiers éléments distinctifs qu’un client voit ou se remémore. Il ne s’agit pas que de beaux visuels, mais ils fondent le socle de l’entreprise et sont porteurs de sens : activité, services, valeurs, style. Le changement de logo d'une marque est donc une chose très sérieuse à étudier avec soin ....





Un logo dans le secteur automobile, c’est un signe minuscule qui doit encapsuler les valeurs et les projets de la marque ou de l’entreprise, c’est la substantifique moelle d’une organisation ou d’une marque. Comme il concentre beaucoup d’enjeux, ce logo est particulièrement difficile à concevoir car il doit répondre à beaucoup d’injonctions, être clair, lisible, compréhensible, signifiant, différenciant, avoir de l’impact visuellement et émotionnellement, et surtout il doit être l’expression d’un projet de marque ....





Dans le secteur automobile, les marques modifient rarement leur logo. Une fois par décennie, tout au plus. Car le logo est, avec la calandre, le signe distinctif permettant de reconnaître la marque d’une voiture au premier regard. Et le choix de changer de logo intervient donc le plus souvent à un moment clé de leur histoire ....





Le point commun de tous ces nouveaux changement de logos tient dans une appellation “Flat Design”, qu’on pourrait traduire par “dessin plat”. L’idée est d’abandonner l’effet 3D qui donnait du relief aux logos ....





Cette nouvelle tendance est baptisée " Rétrofuturisme " ou l'art de rappeler le passé tout en donnant l'idée de la modernité. Dans le cas de la majorité des constructeurs, le nouveau logo conserve l’essentiel des acquis de la marque mais veut affirmer l’entrée de la firme dans l’ère de la voiture électrique. Il arrive un moment où l’on s’aperçoit que le logo de l’entreprise a vieilli, qu’il ne reflète plus l’image réelle et souhaitée et donc qu'un rafraichissement s'impose ....


Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - AutoMania © - DNA © - VivaCar






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vendredi 4 décembre 2020

Les logos automobiles controversés









Le nom et le logo des constructeurs automobiles sont intimement liés. Ils donnent un aperçu des origines d’une marque et de son évolution. En effet lorsque le constructeur porte exclusivement le nom de son fondateur les choses sont simples, mais s'il s'agit d'un patronyme ou d'un acronyme, c'est la ou le logo vient compléter les choses. Le logo d’une marque est quant à lui soumis à une double contrainte en forme de dilemme. Il a besoin d’évoluer régulièrement en matière de design pour coller à son époque, mais pas trop non plus afin de ne pas renier son identité originelle ....





Tout au long de la longue histoire mondiale de l'automobile, on a pu assister assez souvent dans cette industrie à de nombreuses affaires de logos copiés ou de noms plutôt ressemblants. En fait ce nom et ce logo sont si importants qu'ils représentent dans la mémoire collective l'identité du constructeur impliqué ....





L'étude et la conception du logo d'une nouvelle marque est donc un élément assez crucial à ne pas prendre à la légère. C'est pourquoi on a pu assister à des tentatives de copies pure et simple de logos réputés ou d'autres contrefaçons présentant une ressemblance vraiment trop excessive avec des logos déjà existants ....





Le marché automobile Chinois en pleine croissance depuis de nombreuses années à l'image de son économie voit l’augmentation régulière de nouveaux constructeurs et ce d'autant plus depuis l'avènement des véhicules électriques. Cette multitude de nouveaux constructeurs semblent bien être devenus les leaders également dans la copie ou la contrefaçon de logos de marques ....





En fait il est si compliqué et si difficile de concevoir son propre logo que ces nouveaux constructeurs préfèrent essayer de piller les logos déjà célèbres et reconnus des constructeurs européens les plus réputés. Ces plagiats permettent d'avoir une image de marque plus rapidement en place et de plus en plus d'affaires confirment cet état de fait ....





Récemment, la vente des automobiles chinoises Polestar s'est vue pour l’instant bloquée en France suite à une plainte de Citroën. C’est indéniable, le logo Polestar est fait de deux chevrons opposés l’un a l’autre. Par une simple symétrie faite sur l’un des deux, on retrouve le logo Citroën. Résultat, Citroën a déposé plainte contre Polestar et de fait, la vente des voitures est bloquée chez nous. Quelques jours après « l’affaire » du logo Polestar contesté par Citroën, une nouvelle marque chinoise Hengchi a dévoilé un logo qui a posé lui aussi quelques problèmes avec un lion déjà existant .....





Ce n’est évidemment pas la première fois que des marques automobiles se disputent un logo ou un nom. BMW a par exemple attaqué le Chinois BYD qui avait un premier logo très ressemblant à celui de la marque Bavaroise. BYD a alors revu sa copie et sorti un nouveau logo bien différent. Ce n’est pas le seul constructeur Chinois à avoir un logo proche d’un constructeur établi. JAC Motors et son premier logo en forme d’étoile à 5 branches a fait bondir Mercedes, là aussi un nouveau logo est intervenu et l’étoile à 5 branches est alors remplacée par un blason ovale simplement orné du nom de la marque en lettre stylisées ....





Plus ancien, il y a 30 ans, Mazda décide de changer son logo et sort une version qui sera attaquée par Renault. En effet, la marque au losange estime que le logo proposé fait trop penser au sien. Il est vrai qu’un losange est l’élément central de ce logo qui sera vite remplacé par une version « ronde ». 5 ans plus tard, le logo que l’on connait actuellement, un M stylisé, fera son apparition ....





Dans les années 70, Renault avait déjà eu quelques déboires avec la société Kent qui possédait une version ultra simplifiée du losange tourné de 90°, afin de résoudre ce conflit la régie fera appel à l'artiste Vasarely qui fera le logo à bandes et effet d’optique ....




Sources : © Wikipédia - © Google Images - © Vroom
- © Blogauto - © Turbo




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vendredi 27 novembre 2020

One Automotive Groupe











OneAutomotive Groupe est une entreprise un peu spéciale dans le secteur de l'automobile. En effet cette nouvelle société est dirigée par les frère et sœur Elvira et Ignace Laenen de Geel, petite ville néerlandophone de Belgique située en Région flamande dans la province d'Anvers. Idéalement située en région Campine, cette société familiale d'importation d'automobile touche plusieurs pays européens comme la Hollande, la Belgique, l'Allemagne, le Luxembourg et la France ....





L’histoire de la société remonte à 1975 lorsque le père, M. Laenen, garagiste de son état, commence à vendre en région Campine des Subaru, marque japonaise encore assez méconnue à l'époque. Il n’a pas fallu longtemps avant que le garage Laenen se lance aussi dans l'importation et la vente de voitures neuves étrangères peu connues. Dés 1993, une autre étape est franchie dans le domaine de la distribution de marques avec Kia cette marque coréenne nouvellement arrivée dans le paysage automobile ou également la marque Malaisienne Proton. A partir de 1995, il vend également des véhicules Seat dont Volkswagen est devenu le partenaire industriel et commercial ....





A côté de leur garage, qui n’est plus lié à une marque en particulier, la famille a lancé OneAutomotive Groupe afin de se spécialiser dans l’importation de voitures chinoises. Il y a une vingtaine d’année, les premières voitures chinoises sont apparues sur le marché européen, mais celles-ci se sont vite avérées inaptes à concurrencer les marques indigènes et ce, d’autant plus que le marché européen est très exigeant. Depuis lors, les marques chinoises rattrapent doucement leur retard et commencent à se diffuser dans la vieille Europe, il était donc clair que la famille Laenen ne pouvait pas ignorer cet engouement automobile pour les productions de l’Empire du Milieu ....





Aprés avoir entendu parler de la marque BID qui a été choisie pour une flotte de taxi à Bruxelles, ou également de Thunder Power et sa petite Chloé, OneAutomotive Groupe se lance dans l’importation de DFSK et BAIC, deux marques chinoises qui continuent leur montée en puissance en Europe et qui sont donc dorénavant officiellement distribuée. Après une solide étude de marché, il s'est avéré que ces deux marques chinoises, pratiquement inconnues en Europe, produisent pourtant des millions de voitures chaque année sur leur marché intérieur. Le choix était donc décidé car il semble judicieux et prometteur ....





OneAutomotive Groupe, s'est aussi décidé sur ce choix car ce sont des constructeurs qui ont beaucoup à offrir malgré leur faible visibilité en Europe. BAIC détient 10 % des parts de Daimler AG et DFSK est actionnaire de PSA à hauteur de 14,7 %. Ces deux marques n’ont en fait rien de petits poucets. Elles ont notamment profité de la politique chinoise imposant aux constructeurs étrangers de former une joint-venture avec une marque locale pour entrer sur le marché chinois. BAIC Motors produit ainsi notamment des Hyundai et des Mercedes pour le marché chinois. DFSK de son côté est né en 2003 de la collaboration entre les groupes Sokon et Dongfeng Motors partenaire de PSA et Honda pour le marché chinois ....





Pour le moment, l’offre de OneAutomotive Groupe débute avec trois modèles thermiques : les DFSK Fengon (SUV coupé) et DFSK Glory 580 (SUV à 7 places) ainsi qu’avec le BAIC X55 (SUV moyen). Mais cette première vague sera très rapidement suivie par une avalanche de modèles électriques. On sait notamment déjà que le DFSK Serie 3 électrique équipé d’une intéressante batterie lithium-fer-phosphate de 54 kWh devrait vite arriver. Parallèlement, la demande de véhicules électriques augmente et ne fera que s’intensifier dans le futur car les grandes flottes devront délaisser le diesel. Dans ce cadre, pas moins de quatre véhicules électriques BAIC et DFSK seront proposés au cours des six prochains mois ....





L'objectif de OneAutomotive Groupe est de réduire les coûts et d’en faire profiter les clients. L'entreprise est soutenue dans ce sens par les marques qu'ils importent. Les voitures affichent des tarifs bas, sont bien équipées et reçoivent une garantie de 5 ans sans limitation de kilométrage. En outre, les constructeurs BAIC et DFSK sont vraiment ambitieux et fournissent et offrent de la qualité grâce à leur expérience, d’abord en tant qu’assembleur et maintenant en tant que véritable constructeurs. Chaque année, BAIC produit environ 2.250.000 voitures pour différentes marques automobiles et maintenant la marque dispose aussi de sa propre gamme. DFSK a été lancé en 2002 comme joint-venture entre Dongfeng et Sokon. Une grande partie de sa production ne concerne pas ses modèles propres, mais sont une conséquence de joint-ventures avec d’autres marques comme Honda, Nissan, Citroën, Peugeot, Renault et Kia ....






Sources : © Wikipédia - © Google Images - © Vroom
- © Link2fleet - © AutoMania




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vendredi 29 mai 2020

Talbot Lago T150C SS Figoni & Falaschi Teardrop Coupé - 1937











Talbot était un ancien constructeur automobile français d'origine anglaise dont l'histoire est assez mouvementée. La branche française, devenue indépendante grâce à Anthony Lago, fut vendue à Simca en 1958. Rachetée finalement par Peugeot, elle fut encore une fois revendue à Chrysler Europe vingts ans plus tard en 1978. En Grande-Bretagne, la marque vivra encore de façon étonnante jusqu'au milieu des années 1990, en commercialisant un unique modèle, l'Express, un utilitaire frère jumeau des Peugeot J5 et Citroën C25. Cette vénérable marque appartient depuis au Groupe PSA ....





La Talbot-Lago T150 est une automobile de luxe du constructeur automobile français Talbot-Lago, déclinée des Talbot T150C de course, produites à 69 exemplaires entre 1937 et 1939. L'ingénieur industriel italien Anthony Lago rachète alors la marque en 1934, et entreprend de la métamorphoser en marque de sportive d'exception, avec l'ingénieur motoriste en chef maison Walter Becchia. Ils conçoivent ensemble les Talbot-Lago T150 considérée comme un des fleurons de l'automobile française des années 1930, concurrente entre autres des prestigieuses Bugatti Type 46 et 57, Delahaye Type 135, 145, et 165, Delage D6 et D8, Alfa Romeo 8C 2900, ou Panhard et Levassor Dynamic ....





Devenue indépendante du groupe anglais STD, la marque française Talbot se lance dans un programme sportif dynamisé par son propriétaire Anthony Lago. Conçues par Walter Becchia, les nouvelles voitures se modernisent techniquement. Réalisées dans les ateliers de Suresnes, les voitures reçoivent une carrosserie de coach ou de cabriolet des plus élégantes et moderne pour l'époque. Question motorisation, la puissance varie de 140 chevaux sur les versions client à 155 chevaux sur les voitures compétition d'usine. En 1937, Talbot-Lago remporte le Grand prix de France et le Tourist Trophy. Au moment de l'entrée en guerre, en 1939, Tony Lago avait réussi à hisser la marque parmi les meilleures en Europe ....





Figoni & Falaschi, le célébrissime carrossier français, sera chargé par Talbot de carrosser la majorité des châssis de T150, principalement en berlinette ou en cabriolet. La première Talbot-Lago T150 carrossée par Figoni & Falaschi était présentée au Salon de l’Automobile de Paris en 1937. Le style de la voiture était impressionnant avec ses lignes courbes, l’inclinaison du pare-brise et la recherche de l’aérodynamisme, qui ont fait de ce modèle baptisé « Goutte d’eau » une référence dans le design automobile. Mais la version de la Talbot Lago T150C SS présentée au Salon de l’Automobile de New-York en 1937 est, au dire de tous les spécialistes, le chef d’œuvre incontesté de Joseph Figoni, styliste dans la célèbre firme « Figoni & Falaschi » ....





Le coupé Talbot Lago T150C SS Figoni & Falaschi Teardrop présenté au salon de New-York sera fabriqué en 11 exemplaires seulement. Ce sont donc uniquement 11 modèles qui avaient été commercialisés en 1939 lorsque la production fut arrêtée. Les carrossiers jouent maintenant avec les courbes, n’hésitent plus à pousser leurs idées à l’extrême, parfois jusqu’à l’outrance. Ils profitent aussi de la couleur tant pour l’extérieur des carrosseries que pour les garnitures d'intérieur. La créativité a, dans tous les domaines, atteint un sommet en 1937. C'était un dessin dépourvu de lignes droites, un décoré de courbes sensuelles qui annonçaient la vitesse sans même bouger. Ce style a été souligné par les ailes de ponton décroissantes, appelées «enveloppantes» par Figoni, et une extrémité arrière convergente qui pourrait être appelée de nos jours un fastback ....





L'habitacle intérieur de la Talbot Lago T150C SS Figoni & Falaschi Teardrop est lui aussi assez luxueux. La sellerie, de qualité tout à fait exceptionnelle est composée de cuir et de moquette. Les détails ont été particulièrement soignés, en particulier au niveau des finitions en tout point conformes à l'esprit que le patron souhaitait alors insuffler à ces voitures. Le tableau de bord est constitué d'un insert en aluminium bouchonné du plus bel effet ou prennent place tous les compteurs et boutons nécessaires à la conduite. Le volant à quatre branche lui aussi en aluminium est cerclé de bois précieux. le tout offre au regard un effet agréable et cossu ....





Sous le capot de la belle Talbot Lago T150C SS Figoni & Falaschi Teardrop se cache le moteur 6 cylindres en ligne de 3996 cm³ des modèles de course Talbot T150C implanté longitudinalement à l’avant et alimenté par 3 carburateurs Stromberg. Ce moteur délivre une puissance maxi de 170 chevaux à 4200 t/mn et un couple maxi de 19,5 mkg à 1500 tr/mn. Le nouveau moteur a été couplé à une boîte de vitesses à quatre vitesses produite par Wilson, une société également détenue par Lago. Avec un poids d'environ 1500 kilos, la voiture été capable d'atteindre une vitesse de pointe d'environ 180 km/h plutôt remarquable pour l'époque ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : essence
  • Moteur : 6 cylindres en ligne
  • Cylindrée : 3996 cm3
  • Puissance : 170 chevaux à 4200 t/mn
  • Couple : 19,5 mkg à 1500 tr/mn



Sources : © Wikipédia - © Google Images
- © Talbot-Lago - © StubsAuto - © JP Echavidre




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