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vendredi 20 janvier 2012

Porsche 911 Carrera RS 2.7 - 1972



PORSCHE 911 CARRERA RS 2.7 ….








On ne présente plus la marque automobile allemande « Porsche » qui a fait rêver et qui fait toujours rêver d’innombrables passionnés de voitures de sport dans le monde . En effet grâce à quelques modèles quelle à construit et qui sont devenus cultes, cette firme germanique a acquis une renommée planétaire plus que justifiée . L’un de ses modèles emblématique est la célébrissime Porsche 911 . La commercialisation de la première génération de 911 commence en 1964, c’est à l’époque la première intégralement conçue par la firme de Stuttgart . Plus de 40 ans après, ce modèle phare conserve les traits et le nom de 911, mais dans sa version actuelle baptisée type 997, qui est toujours produite et vendue, l'architecture du moteur est restée inchangée jusqu'à aujourd'hui . Il s'agit du « légendaire » 6 cylindres à plat, disposé en porte-à-faux arrière . De nos jours, la Porsche 911 est reconnue comme une des plus illustres automobiles de l'histoire, et c’est sans aucun doute le modèle le plus célèbre de Porsche . Le modèle actuel n’a plus grand-chose à voir avec son aîné : il existe en effet une quinzaine de modèles différents de la « Porsche 911 », les anciens modèles font aujourd’hui partie des voitures de sport les plus recherchées par les collectionneurs ….





En 1972, la marque lance la très étonnante Porsche 911 Carrera RS 2.7 nommée comme la 356 d'après la course Carrera Panamericana, et RS pour « Renn Sport », qui est une 911 dotée d'un plus gros moteur et fortement allégée . Suite à une nouvelle réglementation sportive, elle est produite à 500 exemplaires afin d'obtenir une homologation pour un modèle de compétition en groupe 4 . Ce qui à l’époque semblait être un problème pour les experts de Porsche qui craignaient d’avoir des difficultés à vendre un modèle aussi sportif, va se transformer en véritable succès commercial inattendu puisque seulement un moins après sa mise en vente, les 500 voitures sont écoulées comme des petits pains si bien qu’il va devenir urgent d’en produire une autre série . Finalement, 1590 exemplaires seront rapidement construits qui en réalité ont permis une homologation non pas en groupe 4 mais dans la catégorie supérieure du groupe 3 . Au fil des ans, la Porsche 911 Carrera RS 2.7 a participé à de très nombreuses compétitions et reste un modèle de 911 emblématique, considérée même aujourd’hui comme la voiture sportive par excellence ….





La Porche 911 Carrera RS 2.7 est sans doute "LA" 911 de légende par excellence, capable de procurer un plaisir de pilotage rare . Dotée d'une esthétique incomparable avec la typique inscription "Carrera" sur ses bas de caisse, le trait le plus marquant de la RS reste son fameux aileron surnommé "queue de canard". Intégré au capot moteur, cet aileron combiné avec le spoiler avant permettait d'augmenter l'appui sur le train arrière en diminuant la portance de 75% et améliorait ainsi considérablement la tenue de route de la voiture . Cette petite bête bicolore avec ses attributs décoratifs originaux représente LA sportive par excellence, capable de procurer un plaisir de pilotage rare . C’est une légende roulante que quelques furieux sont prêts à s'arracher à prix d'or tant elle semble incarner la recette du bonheur éternel de la conduite automobile . Son délicieux look "seventies" ne serait pas si typique et charmant sans le mariage bicolore des teintes vives de la carrosserie et des jantes Fuchs peintes reliées par un logo Carrera de la même couleur sur tout le flanc . Pour sigler la bête, Porsche ajoute un logotype arrière "Carrera RS" sur l'aileron et un lettrage "Porsche" de la même couleur sur le bas du capot moteur . Finalement, aujourd’hui, la Porche 911 Carrera RS 2.7 est devenue un modèle Vintage Classic des plus enviés ....





Dans le détail, la perte de poids de la Porche 911 Carrera RS 2.7 envisagée par l'usine a été obtenue par diminution de l'épaisseur des tôles et des vitrages pour certains éléments, par l'utilisation d'un châssis auxiliaire avant spécifique en aluminium forgé, d'un réservoir et des pare-chocs en plastique, par la suppression des diverses garnitures et de l'insonorisation, de la serrure du capot moteur, des sièges arrières, du rembourrage du tableau de bord, de la montre, des vide-poches, des accoudoirs, des poignées de rappel des portes et l'ouverture des vitres arrières . De plus, les sièges avant laissent place à deux superbes baquets Recaro plus ergonomiques et bien sur plus légers . Vous l’aurez compris tout est fait pour le sport et la performance, pas de place ici au luxe et au confort, les autres modèles de 911 sont la pour ça . Pour ce qui est de la technique, rien n’est laissé au hasard et des barres antiroulis de 18 et 19 mm, respectivement à l'avant et l'arrière, ont été ajoutées . Les amortisseurs réglables à gaz Bilstein, plus fermes que les Koni habituellement utilisés par Porsche, sont fixés à la caisse par des points d'ancrage renforcés . Enfin, le freinage est celui très apprécié de la S, à l'exception des étriers qui sont en aluminium sur la Carrera RS . Ainsi équipée, et avec l'habitude et quelques bons réglages, la Porche 911 Carrera RS 2.7 enroule les virages avec la précision du scalpel et l'agilité du félin, une vraie tueuse encore aujourd’hui ....





Pour ce qui est de la mécanique de la Porche 911 Carrera RS 2.7, sa musique est réellement pénétrante, envoûtante et magique . Ce genre de mélodie vous donne des frissons dans le dos à chaque montée en régime et vous ravive l'amour des belles mécaniques "à l'ancienne". Souple et docile à bas régime, son moteur se réveille soudainement vers 5000 tr/mn et n'en démord pas jusqu'à 6500 tr/mn, dans un tonnerre de décibels . En somme, la RS 2,7 n'est pas longue à vous emmener vers le nirvana de l'automobile sportive . Le moteur de la Porsche 911 Carrera RS est dérivé de celui du 2.4 S poussé à 2687 cm3 de cylindrée par augmentation de 6 mm de l'alésage . Les enseignements de la compétition vont aussi permettre à Porsche d'alléger le bloc moteur en aluminium en remplaçant les chemises de cylindres en "Biral" par un traitement au "Nikasil", alliage très résistant de nickel et de silicium appliqué par électrolyse sur les parois des cylindres . On note également le montage de pistons allégés à tête plate et d'un vilebrequin spécifique . Le taux de compression reste à 8,5:1 mais la puissance du nouveau moteur grimpe à 210 chevaux à 6300 tr/mn pour un couple de 26 mkg à 5100 tr/mn . La transmission est confiée à une boite à 5 rapports dont les 4ème et 5ème ont été allongés par rapport au 2.4L et l'embrayage a été renforcé . Grâce à un rapport poids/puissance très avantageux de 960 kg à vide, la Porche 911 Carrera RS 2.7 s'octroie un très haut niveau de performance pour l'époque, et même encore aujourd'hui . Sa vitesse maxi est supérieure à 240 Km/h et elle accélère de 0 à 100 Km/h en 6,3 secondes ....





Caractéristiques techniques :

  • Moteur : Flat 6
  • Cylindrée : 2.7 Litres
  • Puissance : 210 chevaux à 6300 tr/mn
  • Couple : 26 mkg à 5100 tr/mn
  • Vitesse : 242 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 6’’3








La « Porche 911 Carrera RS 2.7 », c'est ça ...



La « Porche 911 Carrera RS 2.7 », c'est ça ...






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mercredi 24 mars 2010

La 300 SL de chez AMG










Quasiment tous les passionnés d’automobiles connaissent la Mercedes 300 SL, cette voiture devenue mythique sortie après guerre en 1954 que l’on a baptisée communément du nom de « portes papillons » à cause de l’ouverture peu conventionnelle de ses portes en hauteur au dessus du toit comme les ailes d’un papillon . Ce magnifique coupé 300 SL à la ligne intemporelle très en avance pour l’époque et qui a remporté pas mal de succès en compétition est devenu au fil du temps un modèle très convoité qui s’arrache par les collectionneurs pour des sommes devenues astronomiques ….





Récemment, Mercedes vient de confier à son préparateur maison AMG la conception d’un nouveau modèle baptisé Mercedes SLS qui reprend dans les grandes lignes la conception de cet illustre modèle mais avec toute la technologie moderne . Mais ce que l’on sait moins, c’est que bien avant de concevoir la dernière Mercedes SLS, AMG avait déjà bidouillé les gènes de l’ancienne 300 SL en implantant une technologie moderne sur le modèle original de 1954 . L’histoire est peu banale et mérite d’être racontée . Entre 1996 et 2009, à la demande du Sultan de Brunei qui ne voulait pas se satisfaire d’une voiture aux performances et au confort datant de plus de 50 ans, une dizaine de 300 SL ont été complètement modifiées par AMG . Ce qui est considéré comme un sacrilège pour les puristes inconditionnels de la marque à commencé par un échange pur et simple du moteur et de la boite de vitesse sous une carrosserie originale ….





En fait, le bloc 6 cylindres originel de 3 litres qui développait 215 chevaux a cédé sa place à un V8 moderne de 6 litres qui développe 380 chevaux, tandis que la nouvelle transmission est désormais assurée par une boite de vitesses automatique à quatre rapports . Pour bien encaisser ce surcroit de puissance, le châssis tubulaire d’origine a été considérablement renforcé et rigidifié et un nouvel essieu arrière issu du roadster SL de 1989 a été adapté . La suspension a elle aussi été transformée en adoptant quatre amortisseurs Bilstein réglables typés sport . Pour ce qui est du freinage, AMG a cannibalisé la banque d’organes Mercedes en adoptant le freinage de la C36 pour l’avant et celui de la Classe E pour l’arrière . En lieu et place du grand volant d’origine, la direction emprunte l’assistance hydraulique de la Classe E . Enfin ,les étroits pneumatiques d’époque sont passés à la trappe au profit de nouvelles jantes aluminium de 17 pouces qui sont équipées de pneus modernes en 235X45 à l’avant et 245X45 à l’arrière qui offrent une belle assise visuelle à la voiture . Pour ce qui est de la carrosserie, elle a été respectée à l’exception d’une nouvelle trappe à essence plus pratique et de nouveaux rétroviseurs extérieurs plus modernes et surtout plus fonctionnels ….





Pour les puristes purs et durs, ce qui choque le plus c’est l’habitacle intérieur ou selon eux le saccage saute aux yeux car tout a radicalement changé . En effet des sièges baquets Recaro modernes et tous les équipements de confort (vitres électriques, climatisation, ordinateur de bord, etc …) prennent place à la demande express du commanditaire qui amoureux du look ne pouvait se satisfaire de ses équipements dépassés . Notre richissime Sultan s’est vu facturé chaque exemplaire à plus d’un million d’euros mais quand on aime vraiment on ne compte pas ….





Les essais de Michael Schumacher avec la nouvelle Mercedes SLS ...






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vendredi 6 novembre 2009

Lotus Exige S 260 - 2009



LOTUS EXIGE - S 260 ….








Fondée en 1948 par le génial Colin Chapman, la marque Lotus, expression même du minimalisme automobile triomphant est montée en gamme au fil des ans pour finalement atteindre la Formule 1 et y obtenir des résultats assez fabuleux dont sept titres de Champion du monde des pilotes . Parallèlement la production de voitures de série n’a jamais cessé malgré la prise de contrôle de GM entre 1986 et 1996 puis le rachat depuis par le malaisien Proton . La firme se porte bien avec sa gamme de sportive attrayante et son bureau d’étude poursuit ses travaux pour des marques comme Chrysler, Aston Martin, Renault, Tesla et même des constructeurs chinois . Si on a tous en mémoire l’inoubliable Seven, les modèles actuels se nomment Elise, Europa, Eleven, Exige, Evora ….



La Lotus Exige S 260 est la version routière la plus radicale présentée au catalogue depuis 2005 et mise à jour chaque année . De voiture exclusivement réservée à la compétition, elle est devenue depuis 2008 un modèle à part entière régulièrement homologué CEE, destiné soit aux compétiteurs, soit aux amateurs désirant également utiliser leur voiture sur route . La version 2010 de la Lotus Exige S 260 apporte plusieurs évolutions significatives, (et c'est assez rare pour être noté) sans augmentation du prix de vente . La plus importante de ces évolutions est un abaissement du poids de 38kg pour atteindre désormais 890kg avec tous les pleins faits . L’usage du carbone pour plusieurs éléments de carrosserie (l'aileron arrière, le couvercle de coffre arrière, le toit, les ouvrants de capot avant, la lèvre de spoiler ainsi que les prises d'air latérales et même les sièges baquets enveloppants) ont permis une nette réduction du poids tout en conservant le faux-châssis arrière en acier allégé ….



La Lotus Exige S 260 est une véritable sportive qui propose des suspensions avec amortisseurs réglables désormais fournis par Bilstein montés avec des ressorts Eibach . La barre anti-roulis renforcée est réglable ainsi que les barres de parallélisme arrière . Le freinage est assuré en série par 4 disques ventilés (308mm à l'avant et 282 mm à l'arrière) pincés à l'avant par des étriers à 4 pistons fournis par AP Racing, et des étriers flottants Brembo à l'arrière, le tout équipé de plaquettes Pagid type RS14 . L'ABS spécialement optimisé pour la course est conservé . Les roues sont équipées de jantes ultra légères à 12 branches en aluminium forgé, supportant des pneus Yokohama A048R LTS de dimensions (195/50 6.5J R16 avant et 225/45 8J R17 arrière). A l’annonce de toutes ces caractéristiques techniques on se dit que c’est une voiture de course et pourtant un certain confort est proposé (vitres électrique, insonorisation renforcée, verrouillage centralisé, climatisation, finition alcantara, etc …) mais en option à la demande ce qui permet au final d’avoir une GT sportive de route ....



Côté mécanique, la Lotus Exige S 260 est équipée de la toute dernière version de l'électronique Lotus incluant le launch control et l’anti-dérapage électronique réglable . La transmission est inchangée par rapport à la version 2008 et propose une boîte 6 vitesses d'origine Toyota . Le bloc moteur est lui aussi d’origine Toyota puisqu’il s’agit du 1.8 litres VVTI turbo qui développe 260 Chevaux 8000 trs/mn et 24,1 m.kg à 6000 trs/mn . Avec son poids plume de 890 kilos, inutile de vous préciser que les performances sont plus que correctes, en fait elle la vitesse de pointe atteint les 247 km/h et le 0 à 100 km/h est effectué en 4,1 s . Bref, même si la Lotus Exige S 260 reprend de nombreux éléments mécaniques Toyota, elle semble réunir tous les ingrédients d'une supercar de rêve qui ne consomme que 8,5 litres et n'émet plus que 199 g de CO2 par km, mais pour un tarif de l’ordre de 68.000 € quand même, sans doute le prix du carbone ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V4 Turbo
  • Cylindrée : 1.8 Litres
  • Puissance : 260 chevaux à 8000 t/mn
  • Couple : 24,1 m/kg à 6000 t/mn
  • Vitesse : 247 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 4’’1






La Lotus Exige S 260, c'est ça ...





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